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Chamayouhouhou 7

Pom pom pom, comme convenu, nouvelle semaine, nouvelle compil. Chamayouhou 7 qui date du printemps dernier où, contrairement a JSB, je ne lisais rien de particulier, je veux dire je n’allais pas chercher l’inspiration ailleurs.

Tracklist
01 – Otis Redding – Amen
02 – Darondo – Didnt i
03 – Seu Jorge – Starman
04 – Ellen Mcilwaine – higher ground
05 – John Holt – Sister big stuff
06 – Miss Dynamite – Fall In Love Again
07 – Popozuda rock’n roll
08 – The White Stripes – Sister, Do You Know My Name
09 – Faust – Jennifer
10 – Clap Your Hands Say Yeah – Let The Cool Goddess Rust way
11 – Mark Ronson – Just (Radiohead Cover)
12 – Bumcello – Dalila
13 – Lonnie hewlett and the little si – ya ya cha cha
14 – Arthur Smith – Guitar Boogie
15 – Rolling Stones – She’s A Rainbow
16 – Colonel Bagshot – Six Day War
17 – Seu Jorge – Team Zissou

Amen. Pas bien compris pourquoi on ne trouve jamais ce morceau d’Otis sur les compils Soul qui ont bercé notre adolescence quand on regardait des films avec Patrick Swayze. Le morceau se construit sous nos oreilles : bonheur en forme de miel.Après le grand Otis faut toujours faire attention à comment on va atterrir, du coup là on reste en l’air avec un premier morceau péché dans la compil de Gilles Peterson. Dorando, encore plus de douceur dans un monde ou on n’entend pas assez des chœurs comme ca.

Vous vous souvenez  » la vie aquatique  » le film de Wes Anderson ? Bon bah quasiment dans tous les plans se cache un black avec un bonnet rouge qui chante des reprises de Bowie tranquilou avec sa guitare. Ce monsieur en fait c’est Seu Jorge et son trip ça a tellement plus a tout le monde qu’il a été envoyé a coup de pieds au cul au studio pour enregistrer tout ca proprement.

Je sais rien de la dame sinon qu’elle a une voix qui donne envie de sauter dans tous les sens. Deuxième morceau issu de la sélection Gilles Peterson, le riff de base on dirait de la basse au bottleneck, tellement enflammé qui si on tend l’oreille elle est obligé de ralentir un poil pour laisser la belle Ellen (sec 26).

John Holt : en voilà une belle moustache ! Ce morceau, tourné et tourné dans tous les sens comme m’a fait remarquer J-why qui avait mis une version Mister Big Stuff sur une compil précédente. En tout cas, dans le bureau, c’est bien cette version qui nous a fait bouger les cheveux à Vincent et a moi tout un été 2005.

Perso je trouve que le deuxième album de la Miss Dynamite est moins bon que le premier. Je sauve ce morceau sans hésiter et le timbremagique de Ken Boothe qui aide sans doute au coté black gold and green.

Alors ca faut pas me demander d’où ca vient ! Je fais pas mon chien, non, juste que j’en sais rien. Du rock pas-métal-mais-on-s’approche le tout chanté en brésilien. Je sais pas pourquoi moi j’imagine deux type qui ont fait ca, hurlant dans leur micro depuis leurs chambres d’ados ou ils ont inventé la musique sur un TO7.

Tout autour de ta guitare, maintenant on le sait les White Stripes sont aussi capables de faire du blues. C’est sur leur deuxième album (De Stijl), sorti en plein milieu du revival rock de 2000. J’étais passé un peu a coté a vrai dire. En ce qui concerne le morceau je pense qu’il mérite un film à lui tout seul. Un road-movie cela va de soi.

Sur la base du succès de CAN, Faust est un groupe Krautrock incontournable lancé dans les années 70. Il a vécu une véritable renaissance dans les années 90 avec la publication de nouveaux albums sur des labels dont je ne sais pas le nom mais je pourrais faire des recherches si ya des curieux. Pour le reste cette basse m’entête, l’intro du batteur m’enflamme et cette voix qui fait semblant de s’en foutre je la trouve d’une émotion, mais alors …

« Clap Your Hand say Yeah », le meilleur nom de groupe qu’on n’ait jamais trouvé. Ou le plus débile, je sais pas bien encore. Toujours est-il que ça c’est le tube et que je me le suis mangé en pleine gueule à la radio au moment de concocter cette compil avec ail et fines herbes. Le voilà servi, faudra juste voir comment il vieillit.

Bon, ok, ya des gens qui disent qui disent qu’on ne peut pas faire n’importe quoi avec Radiohead, qu’il faut un peu de respect pour ce monument qui fait l’histoire de la musique. C’est comme dessiner une main au cul de la Venus de Milo ça se fait pas. Mais là, des cuivres sur ce morceau, je veux dire, c’est jouissif ! Quand le solo trompette fanfare se lance on a l’impression que c’est carrément Tom qui s’y est collé après avoir repris un peu de riz uncle benz.

Bumcello, alors celui-là c’est juste pour mettre les bras en l’air montrer ses auréoles à tout le monde et bouger les fesses pendant 2min55.

Allez un dernier de Gilles Peterson qui s’enchaine à merveille après le Bumcello et puis parce qu’il y avait pas vraiment de musique latino sur cette compil et que j’aime pas ca. Donc un piano très cubain derrière un cha cha verdoyant.

Je me souviens assez bien. Je dis assez bien parce qu’il était tard et qu’on avait bien bu. Le blind test de fin de soirée avec la bande FM nous avait fait laisser le curseur sur Nostalgie qui en terme de découvreur de perles musicales me déçoit un peu ces derniers temps. Et puis du fond de la radio, vers 4h30 du matin ce morceau qui monte, jamais entendu jusque là, le riff s’installe et ce qui se passe vers la seconde 33 m’a tiré une larme de bonheur, je vous assure. Bon ok on avait bien bu mais je le crie bien haut, merci radio nostalgie !

Vous me croirez si vous voulez mais j’avais mis la main sur ce morceau des stones avant qu’il soit dans une pub, je vous jure monsieur le juge ! Je l’ai trouvé par terre sur une plage a zanzibar, je vous jure !

Colonel Bagshot ? Encore un illustre inconnu. Il faut éteindre la lumière ou fermer les yeux, monter un peu le son. Je ne sais pas d’où vient l’émotion mais il y en a …du mal à comprendre. Entendu cette chanson un soir tard à la radio et bien galéré pour mettre la main dessus, écoutez quel soulagement ca a été.

 

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