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Dr Manolito présente The Sound of ¥

Hello les amigos

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Après cette superbe dernière compil Mixeb (plein de morceaux que j’aurais pu vous mettre mais que je vous mettrai pas parce que c’est déjà fait, du coup), c’est à moi de vous faire découvrir quelques petits tubes (ou pas) de derrière les fagots.

Ca commence bien baroque comme j’aime avec Paul and Barry Ryan, deux vrais frères (pas comme les Walker Brothers, mais comme les Jackson 5). Paul compose, Barry croone ou hurle selon les morceaux. De la très grosse pop symphonique, réédité chez le meilleur label du monde, Revola.

Après, toujours dans le style crooner, Dion (non, rien à voir avec la conne), de son vrai nom Dion di Mucci, chanteur et compositeur new-yorkais. Un morceau léger à la mélodie céleste mais vraie protest song qui évoque avec nostalgie l’histoire américaine et ses héros Lincoln, Luther King et Kennedy.

Toujours au tournant 1960-1970, une autre trouvaille pop de Revola encensée dans les magazines il y a quelques semaines, Nick Garrie. L’histoire est typique de celle de ces multiples disques tellement oubliés qu’ils ne sont jamais sortis… Voici donc exhumé The Dream of JB Stanislas et cet extrait, donc, Can I stay with you.

Pour ceux qui n’ont jamais écouté Sufjan Stevens, arrêtez immédiatement d’écouter cette compil et courrez acheter Illinoise, l’album intemporel de ce nouveau génie de la pop américaine qui a entrepris d’écrire un album-hommage à chaque état américain. Ne vous méprenez pas : cet homme est un génie absolu. Autant de talent concentré dans un seul être… la vie est quand même mal faite. Pour vous mettre en bouche, le déchirant John Wayne Gacy Jr, ode à un psychopathe. En concert dans quelques jours à Paris.

Dans la famille des nouveaux songwriters américains, Micah P Hinson est sûrement un des plus torturés. Mais c’est probablement le meilleur héritier d’une certaine folk-music profonde et rêche et le vrai successeur de Leonard Cohen.

Yo la tengo nous a habitués à des albums riches, pleins de mélodies et de guitares alternant avec des moments minimalistes. Et tout cela avec une qualité régulière et une émotion intacte. Leur dernier album, au titre pourtant un peu méchant (I’m not afraid of you and I will beat your ass, quand même) ne déroge pas à la règle. Et peut s’écouter en boucle pendant une semaine, sans problème.

Grandaddy, autres vieux routiers du rock indé US, viennent eux de jeter l’éponge après 5 albums en juste 10 ans. Trop de pression, pas assez de reconnaissance. Pourtant, il y a chez Grandaddy une vraie volonté de toucher l’auditeur, une vraie sincérité et un grand sens mélodique chez Jason Lytle. C’est triste un groupe qui disparaît, comme ça…

Midlake, venus de nulle part (du Texas en fait) pour un album exceptionnel. Une production sans faille. Un son incroyable, des harmonies parfaites. On croirait un croisement entre Crosby, Stills and Nash époque Déjà Vu et Radiohead.

Si Mogwai ne s’apprécie vraiment qu’en concert, les boules Quies bien fixée, et l’estomac bien accroché, leur dernier opus reste à la hauteur des précédents. Son de guitare énorme, mais chaque note se détache comme par miracle au dessus de ce maelström noisy aux nuances bien senties. Une vraie expérience. A écouter très fort, évidemment.

Toujours dans les albums de l’année, le dernier Flaming Lips est lui aussi bien fidèle à l’esprit de ses créateurs : déjanté au possible. Si on y réfléchit bien, une vie n’est vraiment réussie qu’après avoir vu un concert des Flaming Lips. Ce dernier disque, At war with the Mystics, digne successeur de Yoshimi battles the Pink Robots, mêle à nouveau des sons improbables, des synthés idiots, de jolies guitares acoustiques avec mélodies ad-hoc, etc. Les Flaming Lips sont sûrement le groupe dont Beck a toujours rêvé d’être le chanteur. Pas de chance, la place est prise.

Petit revival 60’s avec The Pipettes, girls group actuel inspirés des Shangri-Las, avec une production un peu dans le style Phil Spector. Très frais, et même si l’hiver arrive, très recommandable.

Grand songwriter incompris, aux cotés de tant d’autres, Bill Fay a la chance d’être toujours en vie et un passif discographique fort honorable. On lui doit notamment deux disques, Bill Fay et Time of the Last Persecution, assez indescriptibles. Des textes assez obscurs, des mélodies originales et parfois des arrangements vraiment surprenants. Encore un artiste oublié de l’âge d’or de la pop.

Alors là attention ! Monsieur Glenn Campbell, chanteur de country de son état, nous chante Wichita Lineman de Jimmy Webb. Je crois que ça se passe de commentaires. Après, on ose même plus chanter sous sa douche.

Homesick, morceau cristallin des inoffensifs norvégiens Kings of Convenience. Bien produit, bien interprété, deux voix limpides qui rappellent bien sûr Simon & Garfunkel ou Chad & Jeremy et nous chantent le spleen des fjords enneigés.

Un peu d’exotisme dans cette compil très anglo-saxonne avec Caetano Veloso & Gal Costa, porte-parole du tropicalisme brésilien et de la saudade.

Et enfin les géniaux Guillemots avec le fameux Trains to Brazil, pour finir sur une note festive.