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Matt four

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01 Autumn leaves – Stanley Jordan

Voilà donc de nouvelles feuilles mortes par Stanley Jordan cette fois-ci. Stanley Jordan est un seigneur de la guitare jazz et Dieu sait qu’ils sont rares (à part Mc Laughlin et Joe Pass, qui d’autre …?). Un son bien léché et un swing méchant pour faire apparaître un bout de soleil dans cet hiver interminable.

02 I’m the son – Candie prune

Candie Prune était un groupe rennais qui éclôt dans la lignée des Sloy et autres pop-post-rockeux bretons. Fin juillet 1997, le groupe part enregistrer en Grande-Bretagne aux studios Chipping Norton avec le producteur Head (P.J Harvey, Scheer, The Amps …). La plupart des mixes seront réalisés aux studios Black Box en France avec Peter Deimel (Shellac, Sloy, Diabologum, Les thugs…) et avec Antoine Coinde qui avait enregistré le premier EP.

Ce trio incroyable écume quelques temps les scènes françaises et splitte gentiment. Fini donc les mini-jupes écossaises et les Doc’s de Saholy Diavolana, les longs cheveux de la bassiste Laureline Prom’ et le jeu énervé de Gilles Morion, l’homme du groupe. Restent deux albums incroyablement pêchus ; EP ! EP ! et Absurde.

03 Mets les watts, cousin ! – Oaistar

Des gars du Massilia sound system décident de se rassembler en 2000 pour créer un drôle de truc. Attention : grand concours compilfight : Si des spécialistes veulent s’amuser à trouver un qualificatif plein de traits d’union avec fusion dedans, ils sont les bienvenus…

04 Run Fay run – Isaac Hayes

Est-il encore utile de présenter le grand Isaac ?

Saxophoniste des Mar-Keys dans les années 60. Il se fait une carrière magnifique en solo et donne des concerts tout luisant du torse et chaînes pendantes… je ne résiste pas au commentaire de musique.ados.fr : « Isaac Lee Hayes est surtout connu comme la voix de «Chef» dans la série animée South Park. Il prêtera ainsi durant neuf saisons ses cordes vocales à l’irrévérencieuse série avant de plier bagages en mars 2006 pour raisons religieuses. Scientologue, Isaac Hayes n’a en effet pas apprécié la caricature de son culte dans un épisode centré sur Tom Cruise. Comme quoi l’humour recule, même chez les légendes… »

05 Monkey man – The Specials

Le ska des Specials est de la pure tradition rude boy. Ils furent de la première vague du ska anglais loin devant Madness. J’ai personnellement toujours envie de monter les genoux dès que j’entends les premières notes.

06 Baby I’m drunk – Reverend Horton heat

Undeniably, The Reverend Horton Heat, aka Jim Heath, is the biggest, baddest, grittiest, greasiest, greatest rocker that ever piled his hair up and pounded the drinks down.” nous dit le site officiel. Formés au début des 80’s, ils écument d’abord leur Texas natal avant de s’emparer de la terre entière en surfant sur la vague des Cramps et autres RockàB des familles. A ouane, tou a ouane tou sri for

07 Banana split – Lio

Nous voici au beau milieu des compils à Matt. En plein milieu. Voilà le son qu’je kiffe : un beat complètement halluciné, une voix toute en gouaille et un humour décapant avec ce second degré des productions plus douées que les autres pour que leur musique franchisse le cap des années sans prendre une ride.

08 Here comes the sun – John Pizzarelli

Ah, John Pizzarelli ! Rien que son nom est un poème. Sa musique pourrait également être qualifiée de poétique. C’est un esthète qui nous offre ici une reprise des Beatles pas piquée des hannetons. On est à deux doigts de l’easy listening mais un rien fait qu’on n’y est pas complètement : exercice extrêmement périlleux s’il en est.

09 Walk on by – Isaac Hayes

Une nouvelle version de Walk on by parce qu’on aime cette chanson et un deuxième Isaac Hayes pour le prix d’un. Celle-ci est tout en voix perchées, en guitares furieuses et en cuivres venimeux. Un régal !

10 Quasha tiger – Lalo Schiffrin

“Du Lalo, du Lalo” crie la foule des fans des Matt compil. En voilà, et du gros. Ce morceau extrait de la bande originale de la série Stasky et Hutch tin lin lin lin lin lin (mais le générique français est de Haïm Saban – grand défenseur et mécène de la campagne d’Arnold Scharzzenegger en Californie – et Shuki Levy – qui soit dit en passant chante aussi le générique de l’agence tous risques et produit et réalise Power Rangers… quand même) doit servir d’illustration à une poursuite où nos héros ont perdu la trace du méchant mais sont à deux doigts de lui remettre le grappin dessus. En tout cas, ça a l’air de chier. L’arrivée de la guitare saturée loin derrière va relancer le morceau vers un enfer urbain hyper réaliste.

Lalo Schiffrin ne sera malheureusement le compositeur que de la première saison, passant ensuite le flambeau à Tom Scott (saison 2et 4), et Mark Snow (saison 3)

11 Summertime – Billy Stewart

Sorti tout droit des productions Chess records, Ce Summertime de Billy Stewart est un défi à tous les scatteurs du monde et à tous les danseurs de la terre. J’ai mis un moment à reconnaître l’original.

12 Superstition – Quincy Jones

Et un petit Quincy pour la route. Lui, il se colle à un autre monument : Superstition. Alors, le débat est ouvert : Stevie groove plus, Quincy balance davantage du gros… A vos tablettes : votez. On relèvera les bulletins dimanche soir.

13 Swetlana – Jeszcze Raz

« Ce groupe métis est né de la rencontre fortuite de musiciens montréalais avec le pianiste et auteur-compositeur-interprète Paul Kunigis en 1995. L’ensemble prend le nom de Jeszcze Raz, ce qui signifie Encore une fois dans la langue natale de son fondateur.»

« Musicalement, Jeszcze Raz ; c’est la démesure de la musique tzigane, l’exubérance de la Nouvelle-Orléans et la contemplation du Moyen-Orient ».

Et alors, quand il demande : « Swetlana, veux-tu me marier ? », moi c’est bien simple, j’ai les poils qui poussent sous le sous-pull et les paupières lourdes de trop de larmes. En plus, j’ai jamais réussi à vraiment savoir si elle accepte ou pas à la fin…

14 Can’t take my eyes off you – Muse

Encore une reprise de classique. J’aime bien. Ici c’est Muse qui s’y colle et qui s’en sort drôlement bien je trouve. Ils énervent bien les guitares quand il faut sans perdre un côté presque glam’ quand il faut chanter comme une black.

15 I want it all – Queen

OK. Le Queen mérite une explication : Sa présence ici fait suite à un débat sur le hard-rock. I want it all me semble être en effet un excellent hard-rock académique. Une sorte de cahier des charges d’une chanson de hard-rock (vous avez échappé de peu à You’re in the army now par Status quo qui reprend quasiment les mêmes conditions) Exercice de style donc. Les breacks, le pont… Tout je vous dis.

16 Oh Ginette ! – Coluche

Et oui, pour ceux qui l’ignoraient, Coluche a enregistré nombre de chansons. Vous connaissez ces musiciens, ils sont derrière lui régulièrement dans les spectacles. Ils ont des pattes d’éph’, les cheveux longs et semblent toujours fraîchement tombés d’un nuage. Coluche revisite ici la chanson sentimentale 70’s en reprenant la recette à la lettre : des chœurs mielleux au changement de ton après le deuxième refrain, tout y est et j’adore ça.

17 L’étoile a pleuré rose – Léo Ferré

Toute la mélancolie, l’emphase, le pathos et la poésie de Ferré dans ce morceau d’un autre âge, tellement démodé, tellement out qu’il en devient hors-temps, atemporel, indémodable…

Je vais me prendre un Aspro moi…

Bonus track : Je renais en québéquois – D.J Poulet

Laurent Dratler, aka Dj Poulet est un compositeur d’électro flirtant toujours avec le happening. Et que je t’ouvre une boîte de chaussures avec une pomme découpée sur le capot et éclairée par en dessous, et hop, un Mac. Et que je mets mon disque en boucles en triturant des boutons virtuels l’air inspiré, et que je conclus mon album, Mars hotel, par ce témoignage d’un québécois soliloquant à la lune et aux étoiles. D’une poésie folle, c’est un morceau d’anthologie. Montez le son et faites bien silence…