Tags

Related Posts

Share This

La Cave d’Oncle Poutch

La Cave d'Oncle Poutch

En tant qu’invité sur ce joyeux site, je ne livrerai pas de playlist « thématique » mais plutôt un petit tour d’horizon de mes pérégrinations musicales récentes ou plus anciennes (la vache, 17 morceaux, c’est court). Ska, metal, hip hop, chanson et autres joyeusetés se côtoient ici en un échantillon représentatif de la cave d’oncle Poutch !

NB : J’avais prévu quelques artistes que j’ai finalement enlevés en voyant que certains de leurs morceaux étaient passés dans des playlists récentes… RZA, Breakestra, Shadow, tant pis pour vous !

NB2 : Arf, le crossfader du radioBlog… Je préfère sans, et vous ?

1. Marcel Et Son Orchestre – Zarathoustra : Morceau ouvrant l’album qui a fait connaître les Marcels. Difficile d’imaginer une entrée de concert plus parfaite que ce concentré d’énergie, de rage et de bonne humeur.

2. Wax Taylor – Que Sera : Wax Taylor a certes été très à la mode l’année dernière. Oui ça sonne comme du Ninja Tune de la fin des 90’s. Oui, ce n’est pas très original. Mais putain, la musique d’ascenseur à son paroxysme, c’est quelque chose quand même.

3. Cypress Hill – Busted In The Hood : De Cypress Hill, même le plus anti-hiphop des metalleux connaît Hits from the Bong ou Tequila Sunrise. Et c’est vrai que depuis, on n’avait plus grand chose à se glisser sous la dent, ou en tout cas pas franchement de la grande cuisine. Heureusement, après quelques albums d’égarement, Cypress Hill est revenu avec la bonne idée d’insuffler à son univers quelques influences reggae, ragga, ska, voire punk. Sur Busted In The Hood, on a droit à un riddim bien fat, une production jouissive, un texte toujours très enfumé, un flow égal à lui-même. Et on retrouve le groupe de rap latino où on ne l’attendait plus : au sommet.

4. Maximum Kouette – Out Of Time Man : Parce que s’il existe sur Terre une meilleure reprise de la Mano Negra, je veux bien être pendu en place de grève.

5. Mr. Bungle – Ars Moriendi : Je perds toute objectivité dès que j’entends le nom de Mr. Bungle. Metal, surf-music, ska, folk balkanique, expérimentations à la limite du bruitiste, tout ce que j’aime dans la musique est réuni dans ce groupe. Le choix d’un morceau est impossible, le titre retenu, tout en étant fabuleux (toute objectivité, j’ai dit), est forcément réducteur.

6. The Herbaliser – ??? : J’ai récupéré il y a quelques années un disque de The Herbaliser sans en connaître le nom. Depuis, impossible de l’identifier, et c’est pas faute d’avoir essayé. Ca m’a valu pas mal de nuits blanches étant donné la qualité de ladite galette. Ceci est donc un appel au secours : ami auditeur, si tu sais de quel album est tiré ce titre, fais un heureux et rends-moi mon sommeil !
EDIT : il s’agit donc de Who’s The Realest? sur l’album Session One (2000). Merci Seb !

7. Fingathing – Head To Head : Fingathing est un duo anglais contrebasse / platines inexplicablement discret dans les playlists d’ici et d’ailleurs. Ca fait pas dans le détail mais c’est d’une puissance assez imparable. Et des gens qui font des reprises de Black Sabbath sur scène ne peuvent pas être foncièrement mauvais (j’ai cru comprendre qu’il y avait des amateurs par ici…).

8. Sayag Jazz Machine – Porké : Ah, Sayag. En voilà encore des gens bien inspirés. A la croisée de la jungle, du jazz et de plein d’autres choses colorées. Pareil que pour Wax Taylor, je m’en lasse pas et je le prouve !

9. Bumblefoot – T Jonez : Réduire Ron Thal à un guitar hero à la technique extra-terrestre serait passer à côté de l’essentiel. Ce type aime la musique, il connaît ses codes, les détourne, s’en amuse. Un pot pourri d’influences innombrables accouchant d’un résultat hypnotique, ici sur un morceau tiré d’Uncool, sans doute l’album le plus abouti de son groupe Bumblefoot.

10. Emir Kusturica & the No-smoking Orchestra – Grüß Gott Trauer : Je connaissais ses films, j’aimais. J’ai découvert son groupe, j’idolâtre. Technique imparable, chant chaleureusement polyglotte (en allemand sur ce titre), un joyeux bordel diablement cohérent qui donne envie de faire des bons partout et de se saouler au Rakija.

11. Renaud – La Bande A Lucien : Renaud, quand même, c’est pas n’importe qui.

12. Java – Cendrier : Beaucoup se sont arrêtés au premier disque de Java, habile alliage de rap et de musette dont les paroles, entre Renaud et les Svinkels, avaient su conquérir un public conséquent. Il y a aussi de très bonnes choses sur le second album, comme le prouve ce titre : ça sent toujours bon le zinc parigot, la bière tiède et la Gitane, mais cette fois-ci avec de subtiles effluves de… Téléphone.

13. Monsieur Roux – Petit Rasta : Un rennais qui commence à creuser son trou dans la scène pourtant saturée de la chanson française. C’est frais bien qu’assez classique (encore une fois Renaud n’est pas loin), les instrus ne sont pas à proprement parler à tomber par terre, mais elles soutiennent intelligemment des textes soignés, cyniques, et pertinents. Enthousiasme donc, et groupe à suivre !

14. The Skatalites – Rock Fort Rock : En réponse au Petit Rasta ci-dessus, les Skatalites. Dinosaures de l’histoire de la musique jamaïcaine, inventeurs du ska, légendes vivantes. Sur cette merveilleuse version de Rock Fort Rock, après les chorus et solos de cuivres habituels, on assiste à un duel de guitares (l’une douce, l’autre incisive) des plus savoureux, d’autant plus délectable qu’elles (les guitares) restent d’ordinaire plutôt discrètes chez les papys jamaïcains. On enchaîne avec un petit clin d’œil sax au classique Take Five, rappelant s’il le fallait les liens étroits liant ska et jazz. Puis un solo de clavier presque psychédélique. Et puis les sept minutes du morceau sont déjà passées sans même qu’on s’en aperçoive.

15. Jah On Slide – Skarajevo : Dans la (nombreuse) descendance des Skatalites, on trouve Jah On Slide, petit groupe français qui fait des choses formidables dès que le chanteur (et surtout le parolier) la met un peu en veilleuse. Leurs instrumentales sont toutes des perles délectables, très classiques certes, mais d’une efficacité redoutable.

16. Primus – Wynona’s Big Brown Beaver : Une dernière petite perle rock histoire de headbanger un peu avant de conclure. Entre Primus et moi, c’est une vieille histoire d’amour. Longtemps classés dans le metal, ces joyeux drilles en sont pourtant assez éloignés. Ce titre me fait à peu près le même effet que celui de Kusturica un peu plus haut.

17. Duke of Uke – Anarchy In The UK : Un point d’orgue tout en sérénité, une berceuse reprenant les Sex Pistols à l’ukulele. On trouve vraiment n’importe quoi sur Internet !

STPo