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Comment danser autour d’une piscine avec un ancien chef d’état

C’est pas tout ça mais maintenant que les élections sont finies le seul truc sympa qu’il nous reste c’est que c’est l’été. Cette nouvelle compil est donc à la fois un vibrant hommage à Jacques Chirac et une préparation à l’été dont la principale activité consiste à danser autour de piscine en écoutant de la musique (ou du post-punk) à un volume complètement foufou. Voici donc comment bien danser avec Jacques Chirac autour d’une piscine.

Le truc avec la piscine c’est qu’il ne faut pas faire semblant, ca ne supporte pas la demi-mesure un truc comme ca. Du coup avec ce gout de la chose bien faite le Beat Assaillant / Hard Twelve qui donne envie de tourner avec tous ces potes autour du petit bassin comme dans un de ces clips cote ouest ou on fait la fête et c’est tout, ou qu’on soit. On a même vu des grandes fêtes de rappers dans des granges mais je me souviens plus qui c’était.

La suite c’est un cocorico parce que Sporto Kantes ce sont des français. Et produit par qui ? On ne peut rien vous cacher c’est bien Jacques Chirac qui a produit le Lee-Roy en question. Il paraitrait même que la voix féminine ce serait Bernadette  » …tu sens mon talon aiguille ? Lèche ! ». Pour faire une première pause voici DJ Revolution, rien que ca, fan de vinyle depuis toujours. Et toujours cette tendance des DJ à faire des phrase des années 60. D’habitude c’est fatiguant les morceaux de pur scratching mais j’aime bien celui là, pas vous ? ah bon.

Et hop on repart à faire tourner les maillots au dessus de la tête avec James Murphy et Munk le tout à la sauce WhoMadeWho ce qui veut dire qu’ils ont virés la ligne de basse du morceau de base pour en mettre une à faire groover même un gaulliste. A moins que le truc le plus groovy ce ne soit la voix du James Murphy, monsieur LCD SoundSystem qui vient de sortir un album de toute beauté et dont j’ai raté le concert (oh marie saura tu me pardonner).

Pour la suite, imaginons que Jim Morrison ait été un peu plus frisé avec de gros cheveux, qu’il ait eu un peu moins le moral de Jeanne Moreau, et qu’il se soit appelé Jackie… et bien voilà ce qu’aurait put être son Light My Fire. Derrière le seul morceau de noël qu’on peut écouter au bord de la piscine, le seul morceau qui donne envie de se remettre au xylophone, le seul morceau sans doute de Milly & Silly. A priori ils n’ont rien à voir avec Milly & Vannily qui doivent toujours être en prison pour chantage-en-playback-au-Hit-Machine. Le tout sur une compile de fort belle facture Funk Spectrum.

Bon, danser avec un ancien chef d’état au bord d’une piscine c’est sympa mais ca va être l’heure de faire le feu pour les brochettes. Pour calmer tout le monde la voix hallucinante de Delroy Wilson qui reprend le Don’t Leave Me de Diana Ross quand elle se trimballait avec les autres Quality Streets (les Supremes je veux dire). Où l’on enchaine tout de suite avec Cornell Cambell et là plus de reprise, plus de paillettes, finit la drogues et les putes en tournées, ca parle de Jah Jah, un morceau terrible à danser dans le plus grand sérieux. Jacques ramène de la corona puisque tu passe à la cuisine !

Jack Johnson et G Love, un morceau beau et simple comme une brochette mayo, beau comme le bonheur quoi.

Il faut bien repartir ensuite une fois que les lumières de sous la piscine sont plein phares. Ray Baretto, on s’en doute, on s’en doute et paf la seconde 43 arrive et ca explose : el hombre mas guapo de la havana se met en branle.

Derrière ca démarre comme Chuck Berry mais en fait non c’est Lee Dorsey et ce titre lui aussi sur une Funk Spectrum : Real Funk For Real People. Pour le morceau qui suit il est juste là pour que tout le monde le chante pendant trois semaines puisqu’il est en bonne place dans ce fameux top-des-morceaux-à-la-con-qu’on-peut-pas-s’enlever-de-la-tronche. Vérifier tout de même que Jacques Chirac ne s’est pas complètement à poil sur Bob Azzam qui date quand même de .

On part ensuite vers un dernier tour de piscine avec les bras qui bougent au dessus de la tête. Count your blessings de Emmanon sur l’album The Waiting Room de 200. S’en suit un morceau définitivement lubrique, le seul que j’ai ramené d’un petit voyage à la Réunion Jamess Vanessa et Magalie, fromage ou dessert, Quick ou Mc Do… ces grandes choix d’une vie. Il me souvient encore comment Cousin bougeait son corps là-dessus.

Capleton pour le suivant, non pas que j’ai suivit sa carrière depuis sa première dread mais là, entre le piano d’otis reeding et l’entrée de method man, dur de passer a coté. Qui s’enchaine très bien avec un de mes tubes a vie, ceux qui fréquentent ces soirées courues que sont les Momo Academy le savent bien : Cobrastyle des Ours en peluche.

Maintenant que ca commence a emballer autour de la piscine il faut redescendre doucement. Leon Parker et ce morceau phare d’un album ou rien n’est a jeter. Tendez une oreille sur le break, peut être le plus beau de l’histoire du jazz. Tout l’album est véhément et pour cause Tom Harrell

Ween pour finir, un groupe australien qui figurait récemment dans un classement les groupes les plus sous-estimés du monde. Je veux bien le croire. C’est tellement bon de se prendre pour un cowboy, même en maillot à 4h du mat avec un corrézien bourré qui dort sur la bouée géante en forme de canard.