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COMPILASEB 10 > A Summer Party

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Amis mélomanes, bonjour !
Nous y re-voilà ! Nouveau passage sur compilfight avec une sélection qui fait la part belle au Jazz et aux dodues contrebasses. Mais pas d’inquiétudes, on a touillé (ça se dit touiller en France ?) dans notre marmite musicale pour en extraire également de la Soul, du Hip Hop, de l’Electro et quelques aventures à la croisée des chemins. On poursuit donc sur notre lancée. En espérant que ces titres viendront égayer vos chaudes soirées étoilées.
 

1. Arthur Conley – Sweet Soul Music
2. Patti Drew – Hard to Handle
3. James Brown – Lowdown Popcorn
4. Ninja High School – Jam Band Death Cult
5. Lily Allen – Knock’ Em Out
6. The Coup – ShoYoAss
7. Detroit Grand Pubhas – Sandwiches
8. Ladytron – He Took Her To A Movie
9. Iswhat !? – Cold Hands
10. Steve Coleman and Metrics – Fast Lane
11. Hank Mobley – Recado Bossa Nova
12. Max Roach – Garvey’s Ghost
13. Interlude I
14. Eric Legnini – The Memphis Dude
15. Interlude II
16. The Bad Plus – The Big Eater
17. Charlotte Gainsbourg – Night-Time Intermission
18. Otis Redding – Cigarettes And Coffee

01 – Arthur Conley – Sweet Soul Music
On débute avec du super classique. Un morceau connu de tous, un hymne de la Southern Soul et un hommage aux pères fondateurs, à James Brown bien sûr () mais également à Sam Cook, Wilson Pickett et Otis Redding. Otis qui était un peu le parrain musical d’Arthur Conley (une sorte d’Obi Wan, quoi). ‘’Sweet Soul Music’’ est également le titre d’un ouvrage incontournable sur la Soul du Sud des Etats-Unis (Edition Allia, 2003).

02 – Patti Drew – Hard to Handle
Une reprise bien groovy du ‘’Hard to Handle’’ d’Otis…Redding…encore lui. Patti vous le dit sans détour, droit dans les yeux : ‘’I’m a girl of great experience/I know you got another girl/but I can love you better than she’’. Quelle assurance ! Quel tempérament ! Miss Drew sait être persuasive.
 

03 – James Brown – Lowdown Popcorn
Un instrumental de deux minutes tiré de l’album Sex Machine. Cuivres, petit riff classieux et orgue roots, tous les ingrédients sont là pour faire monter la sauce. Sympa l’irruption impromptue d’un MC dans les vingt dernières secondes du morceau.
 

04 – Ninja High School – Jam Band Death Cult
En voilà qui veulent faire la fête, démonter l’appartement et effrayer les voisins. Poussez les tables, faîtes péter la bière, everybody dance, dance, dance ! Ce mélange festif de Rock et de Rap bâtard n’est pas sans rappeler les Beastie Boys, période ‘’I’ll Communication’’ !? Le son gras des BBoys en moins.
 

05 – Lily Allen – Knock’ Em Out
Lily Allen ou comment se débarrasser avec imagination d’un mec collant. Je mentirais en disant que je connais bien Lily (vous permettez que je l’appelle Lily Lily !?), que j’ai écouté son premier album ‘’Alright, Still’’ en long et en large. On m’en a cependant dit grand bien et ce morceau et son petit sample de piano rétro me plait vraiment beaucoup. Puis, moi, ce que j’aime aussi chez Lily, c’est ce parlé So British (Mike Skinner de The Street me fait le même effet). Lily Allen est la filleule de Joe Strummer (The Clash) et de la chanteuse du groupe Punk The Slits, Tessa Pollitt. Excusez du peu.
 

06 – The Coup – ShoYoAss
Un morceau gluant ! Enfin, c’est ce que me dit ma copine. Moi, je lui réponds que toute compil digne de ce nom se doit d’en comporter au moins un. Puis gluant, gluant…ça se discute quand même !? The Coup réunit la Djette Pam the Funkstress et le MC Raymond Boots Riley, considéré par la presse américaine comme le rappeur le plus infréquentable du circuit. Faut dire qu’il l’a un peu cherché Raymond, lui qui créa au milieu des années 90 un collectif dénonçant le harcèlement policier, les bas salaires et le capitalisme. Grand fou ! Le duo a également fait parler de lui il y a quelques années pour la pochette de son album ‘’Party Music’’ qui représentait le WTC explosant sous l’effet des BPM (Beats Per Minute et non Business Process Management). La pochette conçue plusieurs mois avant le 11 septembre 2001 fut finalement mise au pilon et remplacée par une photo beaucoup plus acceptable, un verre de cocktail.
 

07 – Detroit Grand Pubhas – Sandwiches
Mes oreilles me disent que c’est de l’Electro mais j’ai lu que c’était du Lo-Fi Funk. Ah bon, autant pour moi…je m’y perds un peu moi dans toutes ces étiquettes. Ca sonne bien Lo-Fi Funk. Très classe même ! Pas grand-chose à rajouter. Si, quand même, une question : comment vous vous le représentez physiquement le type derrière le micro ?
 

08 – Ladytron – He Took Her To A Movie
Un titre déniché sur une compilation Tricatel, le label de Bertrand Burgalat. Ladytron est un groupe Electro Pop qui nous vient de Liverpool. J’adore la manière mécanique dont la chanteuse (Mira Aroyo ou Helen Marnie, elles sont deux) débite son texte, l’air absolument pas concernée par ce qu’elle raconte. Frimeuse ! Et cette basse toute en rondeur…très Gainsbourg – Année 69…un vrai régal.
 

09 – Iswhat !? – Cold Hands
Napoleon Maddox, chanteur-beatboxeur, s’est entouré de deux amis Jack Walker
(sax) et Matt Anderson (Contrebasse) pour jeter de nouveaux ponts entre Jazz et Rap. C’est moins Soul et musicalement plus brut qu’un Guru, c’est plus cool qu’un Steve Coleman flanqué de ses MC flingueurs. Ecoutez plutôt.

10 – Steve Coleman and Metrics – Fast Lane
Accrochez vos ceintures, ça va secouer sec. Un live capté en 1995 alors que Steve Coleman avait carte blanche pour 3 concerts au club Hot Brass de Paris. Ce soir là, le saxophoniste décide de mettre du Rap dans son Jazz et d’adjoindre trois MCs (Kokayi, Sub-Zero et Black Indian) à son groupe The Metrics. Une capacité d’improvisions vertigineuse, des flows dévastateurs qui me laissent chaque fois sans voix. Vous aimez ? Vous en voulez encore ? Alors, jetez-vous sur l’album ‘’The Way of The Cypher’’.
 

11 – Hank Mobley – Recado Bossa Nova
On change résolument d’ambiance. Sur une trame Bossa légère et estivale, Hank Mobley, souffleur-pilier du label Blue Note, nous invite au farniente. On calme le rythme, on se relâche…on fait le vide. A nous les vacances ! Un titre…comment pourrait-on dire…très Nouvelle Vague (le cinéma…pas le groupe).
 

12 – Max Roach – Garvey’s Ghost
Bon, celui-là passera peut-être moins facilement. Non que le morceau soit indigeste, que du contraire, mais après Hank Mobley et sa délicate bossa, ça tranche. Ce titre est tiré de l’album ‘’Percussion Bitter Sweet’’ paru en 1961 sur le label Impulse. Impliqué dans la lutte pour les droits civiques (voir l’album We Insist ! Max Roach’s Freedom Now Suite) Max Roach rend ici hommage à Marcus Garvey ‘’The Black Moses’’, prophète rastaphari, précurseur du panafricanisme et activiste politique en faveur du retour des descendants des esclaves noirs en Afrique. Signalons que la chanteuse n’est autre qu’Abbey Lincoln qui partageait la vie de Max à cette époque.
 

13 – Interlude I
Que j’aime le son mat des dodues contrebasses ! Voici deux interludes mettant la contrebasse à l’honneur. A la manœuvre pour débuter, Reid Anderson, bassiste de The Bad Plus.
 

14 – Eric Legnini – The Memphis Dude
Comme son nom ne l’indique pas, Eric Legnini est le pianiste de Jazz belge qui monte, qui monte, qui monte. Accompagnateur régulier de Stephano Di Battista, Stéphane Belmondo et autre Flavio Boltro, l’homme est de plus en plus présent sur la scène parisienne. Eric Legnini vient de sortir coup sur coup deux albums résolument Soul Jazz. Ce titre sautillant est issu du premier opus ‘’Miss Soul’’.
 

15 – Interlude II
Nouvel interlude. Cette fois, il s’agit de Riaan Vosloo, bassiste du groupe Nostalgia 77. L’excellente reprise Soul du morceau ‘’Seven Nation Army’’ des White Stripes, c’était eux.
 

16 – The Bad Plus – The Big Eater
J’ai eu l’occasion de découvrir The Bad Plus il y a deux ans dans une petite salle bruxelloise. Le mot d’ordre de la soirée aurait pu être ‘’pas de quartiers’’ tellement le trio dégage une énergie rare dans le Jazz actuel. Mais peut-on vraiment réduire le groupe à un trio de Jazz ? Un batteur qui a longuement hésité entre batterie Rock et Jazz (mais pourquoi choisir ?), un contrebassiste esthète, un pianiste capable de passer d’une mélodie naïve presque enfantine à une improvisation lumineuse et sans concessions. Bref, un groupe décoiffant constitué de musiciens aussi bons compositeurs que capables de transfigurer des morceaux archi-entendus.

17 – Charlotte Gainsbourg – Night-Time Intermission
Mais que fait Charlotte (vous permettez que…) sur cette compil ? S’est-elle perdue ? M’a t-on collé un flingue sur la tempe ? Point du tout ! J’assume pleinement le choix de ce morceau crépusculaire. Essayez donc de traverser la ville de nuit avec ça sur les oreilles…j’ai expérimenté la chose et ça le fait. La rythmique entêtante et chaloupée est signée Monsieur Tony Allen, légendaire batteur de Feu Fella Kuti. Ce morceau s’apparente plus à un instrumental, Charlotte se limitant essentiellement à susurrer des mots à l’arrière plan. Merci Aurélie de m’avoir fait découvrir cette pépite.
 

18 – Otis Redding – Cigarettes And Coffee
Il est fort tard ou très tôt, c’est selon. Vous rentrez chez vous après une fiévreuse nuit. Une seule envie, vu votre état, vous jetez dans vos plumes. Mais voilà, ces moments aux petites heures sont des instants privilégiés que vous affectionnés. Seul le chant des oiseaux dehors vous rappelle que déjà la vie reprend. Il vous faut un dernier titre, une dernière envolée. Vous vous penchez sur vos disques pour opérer le choix ultime. Le doigt tendu glisse vers ce qui constituera le point final de cette journée…vous hésitez. Lady Day …Albert Ayler (Summertime)…Tom Waits (Innocent When You Dream)…..non, voilà, votre doigt s’est arrêté sur Otis Redding et son ‘’Cigarettes And Coffee’’…on revient toujours à Otis Redding. La nuit sera belle et douce, c’est certain.
Allez, on se fixe RDV à la rentrée.
En attendant Enjoy Your Holidays !
Seb