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L’ordre juste – Bruno

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Tout d’abord merci aux compilfighters d’offrir 17 plages (18 en fait mais finalement 17, voir explication laborieuse au point 11) à un étranger. Pas de compil thématique ici (et surtout pas de rock celtique) mais un peu de tout savamment disposé selon un ordre plutôt juste. Car oui, rassembler 17 morceaux cela va de soi, écrire trois lignes s’apparente à une simple formalité, mais les ordonner selon des règles intimes qui ne tiennent pas forcément la route, ça, croyez moi, c’est une autre paire de manche. On m’avait prévenu il y’a peu. C’était au bord d’une piscine, entre deux merguez. J’avais feint l’étonnement. Depuis, je ne peux que confirmer.

1.Atlas – Battles

La perle du moment, même si finalement l’album se révèle inégal dans sa globalité. Composé notamment du Batteur-bucheron de Helmet et du guitariste héroïque de don Caballero, Battles a sûrement inhalé un bon paquet d’hélium avant de passer devant le micro. Ça ne les a pas empêché de délivrer ici ces morceaux tout en relief avec descente et monté en intensité et un climax rapidement atteint au bout de 2 minutes et 22 secondes. A partir de là, la tête se met à dodeliner toute seule.

2. Morphine – Come in Houston

On enchaîne avec les mythiques Morphine de Boston, groupe dont le chanteur est mort sur scène en Italie en 99, s’écroulant au milieu du second morceau. Le mythe n’est pas lié à cet incident de funeste mémoire mais bien aux 5 albums produits entre 1993 et 2000. Et ce titre, inédit, incarne assez bien leur minimalisme caractéristique.

3. Boards of Canada – an eagle in your mind

Le duo écossais d’Edimbourgh, extrait de l’un de leur meilleur album « music has the right to children ». là encore c’est minimal, c’est beau et planant et tout en retenu. Sous une apparente simplicité, des sons uniques et extrêmement travaillés.

4. Cliff Martinez – Don’t blow it


Un extrait de B.O signé Cliff Martinez, dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’il est présent de façon récurrente sur les films de Soderbergh. Solaris en est un, et ce morceau synthétise parfaitement l’ambiance générale du film. Le chorus de basse lancinant est le principal thème de cette composition. S’écoute plutôt fort voire au casque.

5. Do Make Say Think – Classic Noodlanding

Ça enchaine direct avec les bricoleurs de do make say think, canadiens de leur état, affiliés à la scène montréalaise et présent sur le lable constellation records monté me semble t’il par la clique de godspeed. Ça devient rapidement entêtant leur affaire, avec une guitare qui boucle joliment, et des arrangements assez réussis.

6. Girls against Boys – (I) dont got a place

Ces types jouent probablement avec des médiators en silex, des baguettes en granit. Récemment vus à la maroquinerie, ce groupe tourne depuis le début des années 90, a survécu à la vague grunge, a vécu son lot de désillusions (un disque raté chez geffen) et a retrouvé depuis le droit chemin. Scott Mac Cloud n’est pas sous hélium mais doit avoir un quelconque lien de parenté avec Tom Waits.

7. Sixtoo – Storm clouds and silver linings

Du hip-hop canadien de bonne facture, avec un morceau assez long, pour le coup pas du tout hip-hop. Ne nous offusquons donc pas et écoutons religieusement cette guitare revêche qui fait son apparition au milieu du morceau, point de départ d’un final tortueux et envoûté. Du grand art.

8. Dälek – Subversive script

Ils tournent actuellement sur les festivals avec les young gods, et je ne sais pas grand chose de plus que ça sur eux. Probablement new yorkais, ils versent dans l’électro hip hop minimaliste et leur dernier disque « abandoned language » vaut assurément le détour.

9. Tarwater – Otomo

Duo berlinois sur le label Kitty Yo. Le type a la guitare doit avoir des micros incrustés sous les ongles tant on a l’impression d’avoir la tête entre les cordes et le manche. Et c’est pas si désagréable.

10. Roots Manuva – Chin High

Le dadais dandy de Londres, avec sa gouaille légendaire, son phrasé percutant et son accent pas possible.

11 et 12. Thee more shallows : Int 1 et proud turkeys

Bon voilà l’os, j’espère qu’on ne m’en voudra pas. Les 18 titres au lieu de 17, ce sont eux. Jamais je ne pourrai expliquer les raisons qui ont poussé thee more shallows à couper en deux un morceau même si ça sert pas à grand chose d’épiloguer. Deux morceaux en un donc – comme le shampoing – avec une maîtrise affirmée des ruptures et des climats. On l’impression d’avoir Johnny Rotten et le kronos quartet dans la même pièce, et ils cohabitent plutôt bien les bougres.

13. Peaches – Operate

Une peaches moins excitée que d’habitude sur ce morceau, sans aller jusqu’à dire qu’elle baigne dans une certaine normalité. Toujours aussi efficace.

14. Velo – Achab

Un groupe parisien qui mériterait vraiment une visibilité bien plus importante que celle dont il jouit actuellement. Un rock atmosphérique et inquiétant à voir absolument en concert si il passe près de chez vous.

15. ChrisT – pylonesque (broken remix)

L’ancienne moitié de Boards of canada, dont le départ a coïncidé avec une baisse de qualité des disques de ce fameux duo. Christ s’est réfugié chez benbecula records, bon petit label artisanal d’Edimbourgh. Un morceau à écouter au moment du fromage.

16. Squarepusher – I wish you could talk

L’enorme squarepusher, avec un morceau plus audible que la moyenne sur le disque « go plastic ».

17. Sonic Youth – Panty lies

Les dinosaures de sonic youth avec ce Panty lies tiré de un de leur meilleur album, sinon le meilleur, washing machine. Ce titre, à l’instar de tous les autres, est une synthèse idéale de leur pedigree bruitiste et de leur savoir faire mélodique.

18. Aphex twin – Avril 14th

Une petite douceur de Richard D.James de l’album druqks. A savourer au moment de la poire.