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Matt ten

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Slow orbit – Yaya3 : Quand Sam Yahel appelle ses copains Brian Blade et Joshua Redmann, ça donne un truc complètement décalé, vraiment jazz mais complètement autre chose aussi, comme si la fluidité, la grâce et l’anti-conformisme s’étaient mariés sous ecstasy.

Auto chase – Johnny Pate (from brother on the run (1973) : Johnny est un pote à Curtis, compositeur, arrangeur, producteur, rôdant dans bon nombre de soundtrack blackploitation. En 1973, il signe avec celle-là, une de ses plus connues et ça donne carrément bien.

Générique – L’objet : Un petit duo de lillois qui n’en veut. Ils mettent en place une mythologie musicale toute en petites touches de rien du tout qui restent bien dans le crâne et qu’on a toujours l’impression de déjà connaître par cœur…

Declare independence – Björk : La revoilou ! On peut dire qu’elle nous fait tourner notre islandaise préférée : du plus chiant au plus génial, elle nous revient bien en forme dans son dernier opus et voilà une chanson qui devrait chauffer le dance floor ; vivement la prochaine Momo que je me l’étrenne cellei-ci. En plus, vous avez échappé de justesse à un John Carpenter un peu crado…

Out of space – The prodigy : Bon ben voilà quoi… Je ne sais pas si j’aime vraiment The Prodigy ou bien si j’aime vraiment Max romeo mais je dois quand même admettre que c’est efficace.

Less – Ben Harper : Et voilà enfin Benoît le Harpiste dans une compil ! Ca faisait un petit moment que ca me démangeait et puis je ne savais pas dans quel album piocher ? Et voilà Less, sorti de l’album le plus rock du cool Ben : Burn to shine, et ça fait plaisir à entendre quand il envoie un peu et que tout le monde se lâche sur les pédales. Bon, c’est pas Black Sabbath mais quand même. Pour la peine, je vous en mets une petite deuxième en bonus.

Don’t blame me – Eric Clapton : A l’époque on taggait sur les murs de Londres : « Clapton is god ». Tout simplement. Eric fait alors une pause rock’n roll et décide de changer de style, se laisse pousser les cheveux, rencontre Dieu – l’autre – et fait de la recherche de la spiritualité son cheval de bataille et son style. Ca donne un album complètement fou : There’s one in every crowd.

Evgeuenie Sokolov – Serge Gainsbourg : E. S. fonctionne comme un complément à la version livresque (espèce d’autobio d’un artiste scato-peintre : gigantesque métaphore de l’artiste devant engager son corps dans son œuvre…). On y pète en rythme ska, à raison d’une bonne trentaine de Bits par Minute. Il y a de la fumée humaine dans le studio et du raggamuffin intoxiqué qui prend un bol d’air par la sortie de secours. J-F Brieu.

You’re losing me – Ann Sexton : Attention, ne pas confondre cette chanteuse soul 70’s magnifique, chantant ici un morceau de Gustavo Santaolalla (c’est son vrai nom !!!) avec son homonyme poétesse, prix Pulitzer en ’67, qui enregistra des poèmes de Burroughs ou Ezra Pound. Ses écrits évoquent notamment l’avortement, les menstruations, la masturbation féminine et l’adultère : « Un baiser au creux du genou est un papillon de nuit sur une moustiquaire… ». Elle se suicida en 1974. La chanteuse, non.

Copa 7 no samba – Copa 7 (Black Rio – Brazil Soul Power 1971-1980 – Compiled By DJ Cliffy) : Le label Strut (1999-2004) nous ramène une compil de soul funk à la sauce brésilienne et retrace le mouvement Black Rio au brésil. On leur devait déjà le Nigeria 70 ! Bravo et adieu.
É meu prazer ver Copa 7 no samba! É meu prazer ver a moçada sambar! La suite des paroles sur : http://copa-7.letras.terra.com.br/letras/788224/.

Rap de droite – Iam : Et oui, je mets du rap dans ma compil. Iam sort un nouvel album, je n’allais tout de même pas rater une telle occasion de mettre du rap dans une compil, non ? En plus, j’aime bien celle-ci.

Le schpountz – Les Thugs : En1986 sort Radical Hystery ! Un son sans compromission, une mélodie fredonnée, des guitares virulentes, noisy punk et pop a la fois. Les thugs deviennent dès lors une référence du milieu punk contestataire français. Le groupe tire son patronyme d’une bande dessinée de Mickey ou Riri, Fifi et Loulou disent : « on va aller voir les Thugs ». Il s’agit d’une secte d’étrangleur indien adorateur de la déesse Kali ; les Thug.

Blitzkrieg pop – The Ramones : … et un petit Ramone pour continuer parce que Bordel, Rock is dead. Don’t let it rest in peace ! Eh Oh, let’s go !

Concerto pour une voix – Saint Preux : Bon, St Preux est un compositeur français qui date des années 60 et il fait des genres de concertos pour piano et tout et joue avec les orchestres les plus prestigieux (moi j’y crois qu’à moitié à ces orchestres prestigieux, mais j’adore ce concerto pour une voix, éthéré et si beau derrière les Ramones).Pour la petite histoire, la chanteuse s’appelle Laurence Janot.

Passe – Yves Jamait : Quelque part entre Higelin et Maurice Fanon, Jamait s’impose clairement sur la scène de la chanson française à textes clamés. Je le trouve superbement désuet et démodé. Avec Passe, il rend hommage aux chansons à boire et glose sur le thème archiclassique du temps qui passe et de la jeunesse qui s’enfuit.

Les nuits d’une demoiselle – Colette Renard : Habituée de l’Olympia, ou de Bobino où elle partage la scène avec Georges Brassens en 1976, elle enregistra plusieurs albums de chansons grivoises. La plus célèbre d’entre elles est sans doute Les nuits d’une demoiselle. Depuis août 2004, elle incarne Rachel, la doyenne des personnages du feuilleton télévisé quotidien Plus belle la vie sur France 3. Comme quoi…

Je suis venu vous voir – Mano solo : On est en 1997 et le Mano, il a pas la grosse patate. On l’a connu chanteur énervé d’être malade et crachant ses gros glaviots de haine et de déprime rassis à la gueule de ses fans, ici, c’est plutôt la grosse déprime et on dirait que c’est pour dans pas longtemps… Du coup, il nous chante un petit testament pas piqué des hannetons où il règle ses comptes avec tout le monde. Pas de pot, Y avait personne, ça vaut mieux comme ça…