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« mais… si on danse ? » – dj guest

Salut et merci aux compilfighteurs ; on débute lentement mais en rythme (le crossfader du radioblog assure un mix expérimental) avec un hommage de Soulphiction (01 – Black Woman) : encore un allemand qui en pince pour les productions et les filles de Detroit. Dans une veine plus discoïde, Maurice Fulton pose la voix d’une certaine Kathy Diamond (02 – All Woman) sur ses arrangements pas toujours accrocheurs et c’est ça qui est bien : « mais… et si on danse ? » me direz vous ? On s’en contente pour l’instant, on y reviendra. De toute façon, c’est déjà la rupture Miami Booty Bass avec DJ Assault (03 – G-String) : j’ai écarté plusieurs de ses odes, qui vont de « Ass and Tities » à « Who’s fuckin tonight ? » pour garder « G-String », parce qu’il est entêtant sans être agressif : carrément zen sur la fin du morceau.

Le suivant est plus tendu et relate la suite des vacances françaises de RZA (cf. la last compil de Chamayouhou) : cette fois c’est ICube (04 – Can You Deal With That?) qui l’héberge au milieu de beats bien destructurés, et plutôt tentants, non ? C’est le genre de chose qui donne envie d’écouter du rap futuriste assisté par électronique, à la manière du projet Innerzone Orchestra (05 – The Beginning Of The End) de Carl Craig (je recommande chaleureusement cet album). Il faut au moins produire de la techno pour construire un morceau comme ça. King Gheedorah (06 – I Wonder), lui (enfin MF Doom quoi), propose un rap plus classique, limite dramatique, tellement qu’on se surprend à flipper avec. Heureusement que DJ Krush (07 – Code 4109) n’est jamais loin pour détendre son monde dans une atmosphère vaporeuse. Ce passage (spéciale dédicace à mon parrain de compile aka JSB) est extrait d’un mix et comporte donc plusieurs sources. La meilleure vient dans la seconde partie, c’est inattendu et pop à souhait. Je ne mets pas le nom pour pas gâcher la surprise. Après cette transition osée mais classe de Krush, un morceau phare de Saint Etienne (08 – Only Love Can Break Your Heart), et un autre d’Annie (09 – My Heartbeat), une norvégienne tout aussi pop avec un morceau qui fait vite transpirer.

Maintenant qu’on danse un peu, on relance la machine avec les reconstructions disco/funk/techno/soul des types de Metro Area, (10 – Miura) que tout le monde aime à la première écoute. Dès lors, comment se fait-il que Candi Staton (11 – You Got The Love) suive alors qu’on est peut-être sensés groover frénétiquement ? Hé bien parce qu’elle ne s’est pas arrêtée à la soul et au gospel pour être redécouverte ensuite : elle a aussi surfé sur les dancefloors avec ce tube très House Nation de The Source entièrement repris au maître, Frankie Knuckles. Carton, en Angleterre du moins. Autre vieux sage à suivre : Derrick May signe Strings of life (12) en 1987, et sa boucle de piano ne s’est pas arrêtée depuis.

Si vous voulez vous déchaîner (attention, au bureau), profitez bien du tube le plus festif du collectif Underground Resistance (13 – Millenium 2 Millenium), parce qu’ensuite je calme le jeu. Admettez qu’il y a de quoi économiser le temps d’un premier de l’an sa collection de Chemical & Co.

Si les Modeselektor (14 – Hasir) ont pour vocation de mettre le feu, ça ne les empêche pas, de temps à autre, de verser dans l’introspection. Parfois les choses prennent un tour bien plus inquiétant, et Nathan Fake (15 – Bumblechord) nous plombe un peu, là – mais si joliment. Après ça, la chanson de Lali Puna (16 – Scary World Theory) sonne tellement bien… encore mieux si c’est possible. Ce compilmix touche maintenant à sa fin. Pour se rentrer je te propose Burial (17 – Broken Home) : c’est assez dub, pluvieux (South London oblige), et dans ses morceaux il est souvent aux alentours de 4h du matin… tu sors de club, et espères un bus qui n’arrive pas. Il ne te reste plus qu’à attendre la prochaine compilfight.