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Matt nine. Turn around°°°°

De la difficulté de classer ses disques par genre… Une proposition de Matt. Il suffit de tourner autour ou de rassembler autour…Il suffisait d’y penser.

Matt nine

Matt nine

Around the roots : Pour Abd-al-Malick (Gibraltar) et Anis (Cergy), les racines semblent leur tenir véritablement à cœur. Là où le premier s’interroge sur le voyage (aller ou retour), le second dresse un tableau intéressant d’une banlieue bien loin du « Seine saint Denis style » et leur succès ne doit rien enlever à leur talent. Si TF1 a fait du second son poulain de l’été et Radio France sa coqueluche d’une saison du premier, il n’empêche que la reprise du Sinnerman de Nina Simone par le Malick permet un posage de flow vraiment bien foutu et le petit gars de Cergy réinvente une musique de saloon pétillante et décalée de bon aloi. « chic, une bagarre ! ».

Autour de Brassens : On ne présente plus le grand Georges et j’avais envie depuis longtemps de lui rendre hommage. Cela commence donc par une prouesse trompettienne des petits français (La noce) (dont les deux albums sont à redécouvrir d’urgence si ce n’est déjà connu) : Moustache à la batterie, Marcel Zanini à la clarinette et toute une flopé de jazzmen fan de Brassens à la rythmique New Orleans.
Rodolphe Raffalli a consacré quant à lui un disque de jazz manouche hommage aux thèmes de Brassens de grande tenue et son histoire de faussaire est subtile et classique à la fois : tout ce qu’on aime. Ca swingue à mort dans les chaumières.
On l’enchaîne avec une perle du 21 mars 1966 où Georges tout intimidé donne de la voix avec son maître ès chanson. Il se fait gentiment chambrer et ça me fout une petite larme à chaque fois.
Et enfin, un thème (Babik) que Romane (grand guitare manouche s’il en est…) enregistre avec un trio basse-batterie-orgue sur Djangovision un album complètement fou, à la croisée des chemins de Django (bien évidemment) et des grands classiques de l’orgue. C’est brutal et souple, enragé et champêtre, bref, un vrai condensé de talent. Et Brassens aimait Django, alors bon…

Around Brit pop : Avant toute chose, La divine comedy (generation sex) de Neil Hannon pour un morceau complètement pop par un p’tit gars vraiment brit’ et carrément pop. En plus, ça me permet d’éviter le stérile débat : Blur ou Oasis ? (qui à mon avis ne souffre même pas le débat).Goûtez les violons et les grandes nappes et les batteries infatigables : Ladies and Gentlemen, vous écoutez de la pop, c’est indéniable.
Dans le grand combat qui a animé la scène pop des 60’s, il y avait Beatles ou Rolling Stones, mais aussi Beatles ou Beach Boys (Here today). Brian Wilson veut rivaliser avec le Rubber soul des p’tits gars de Liverpool et crée (à lui seul) Pet sounds : Album archi classique et merveilleux. Le magazine Rolling Stone l’a, en 2003, déclaré « deuxième meilleur album de tous les temps », juste après Sgt Pepper’s Lonely hearts Club Band des Beatles. Ceux-ci ont d’ailleurs reconnu que Pet Sounds eut une grande influence sur Sgt. Pepper’s, et Paul McCartney déclara que God Only Knows était la plus belle chanson d’amour jamais écrite.
Les Beatles sont ensuite ici représentés par Mme Nina Simone et un Revolution hyper valable, dont j’ignore s’il est ou non une reprise des dits-Beatles…. Vos avis messieurs dames…

Interlude : Comme son nom l’indique, c’est un interlude, il nous vient tout droit du Babylon by bus de Bob Marley (war no more trouble) et c’est super. Le break de fin, orgue poussé à fond, reste un de mes mouvements de tête préféré…

Around de les mix : Du débat, encore du débat, toujours du débat. Préfère-t-on Tears de Giogio Moroder ou Organ donor de Shadow ? Préfère-t-on Violent femmes (Gone, daddy gone) ou Gnarls Barkley. Deux choses sont sures en tout cas : Moroder est un sacré bon sang de bonsoir d’arrangeur et les Gnarls se sont pas trop foulés les manettes pour leur reprise du daddy gone. Pour le Moroder-Shadow, je dirais donc 1-1, balle au centre, en revanche, je donne les points à Violent femmes pour fainéantise trop visible en face.

Autour du punk : Plastic Bertrand (pogo pogo) Plastic était-il punk ? Je dirais oui, sans hésiter si le punk est bien un courant musicalo-esthétique qui permettait à quelques connards de se foutre de la gueule de plein d’autres en éructant sur scène et ne faisant même pas semblant de savoir jouer de leurs instruments. Donc, j’aime Plastic et je dirais même tout simplement : le Plastic c’est fantastique !
Téléphone en revanche, pose problème : vrais rockeurs, devenus stars, vraie galères et gros melons. N’empêche qu’ils ont fleuri Rock n’ roll sur les vomissures du punk et nous livrent avec cet Ex Robin des bois un gros son qui tache comme je les aime.
Pour les Dead 60’s (Riot radio), c’est un peu différent : quand j’ai découvert ce morceau, j’ai d’abord cru à un Clash inconnu. Un morceau caché ou un pirate, que sais-je… Et puis non, quatre petits merdeux-même-pas-à-crêtes qui me font rêver avec un son de malades. Classe.
Enfin, le gars Loïc Lantoine (Badaboum) qui est un formidable mec de scène et qui nous a déjà livré deux albums miraculeux dans le Paysage français. Il fait de la chanson pas chantée et ça détonne. Lantoine est un vrai punk des temps modernes.

Autour d’une bonne bière : Les garçons bouchers (La bière). Pour le bon mot du chapitrage autour de… A la réécoute, ce morceau dégueu-crado a bien un peu vieilli, mais il fait ressurgir tellement de (drôles de) souvenirs que bon, quand même. Attention : bien projeter les lèvres vers l’avant sur le èèèè de bièèère en frottant bien le son dans la gorge de manière à vraiment obtenir le côté punk du mot.

Bonus : Modern jazz quartet : ‘round midnight : Là encore, pour le plaisir du ‘round pour un superbe morceau des orfèvres du jazz : clean et swing réunis pour des messieurs en costards sombres.