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17 façons de faire passer le temps

Et s’il fallait tenir une semaine de plus quelque part dans ce mois de décembre un peu gris ? 17 façons de faire passer le temps et d’affronter l’hiver avec d’autres armes que le seul catalogue Daxon.

La méthode Dave Douglas / Decafinata : rassembler le passé pour en faire des choses nouvelles. Sur ‘Charms of the night’, la crème des musiciens Klezmer des Balkans pour un son encore jamais entendu.

La méthode Matthieu Boggaert / Billie Jean : il doit être en pyjama, il joue comme ça lui vient pour tenir quelques minutes de plus, il y colle quelques sons avec sa voix, comme ca lui vient, il paraît qu’il compose tous ses morceaux comme ça. Et puis paf l’éclair : il est en train de jouer Billie Jean ! A partir de là, ne pas connaitre les paroles en anglais c’est vraiment pas une raison suffisante pour arrêter de jouer.

La méthode Cher / For what it’s worth : La guitare va bien en hiver… Le classique de Buffalo Springfield façon Bottelneck et Steel guitar, c’est un peu comme si on décidait d’ouvrir la fenêtre. Après avoir écrit cette chanson Stephen Stills s’est marié avec Véronique Samson, ce n’est pas rien tout de même. En ce temps là Cher était hippie et même belle, on a eu du mal à faire mieux depuis (pour Cher bien entendu). Attention, ne pas trop s’agiter.

La méthode Ken Boothe / Black Gold and Green, Bowland Cameron / Blue Danube : La suite diffère un peu de la douce agitation, il s’agit de voyager en restant au chaud. Deux exemples ici, l’émouvant Ken Boothe et l’histoire d’une flute et d’un trombone qui se promènent descendent le Danube.

La méthode James Brown / Public Enemy, Part 1 : explorer la face cachée de James Brown. Une puit sans fin de pépites qui fait dire que tous ces best of ont oublié tant de choses. L’accompagnement est simplement beau, James Brown me parle et moi je ne m’en suis toujours pas remis.

La méthode Morphine / Souvenir, Niagara / Pendant que les champs brulent : revenir sur des amours malheureux pour en faire une ligne de basse inoubliable. Morphine pour le côté inoubliable a enlevé une corde. Niagara et quand l’album Religion de sort en 90, la voix de Muriel contribue à l’éducation sexuelle de toute une génération.

La méthode White Stripes / The denial twist : aller dans la chambre de sa sœur et décider de passer le temps en inventant le groupe de la décennie. Le résultat direct, frappe à l’estomac et un petit tambourin pour faire bouger, sans doute un cousin. Toujours avoir un cousin pour passer le temps.

La méthode The Buzzcocks / Ever Falling in love, The postal service / Such great heights : décider qu’on est punk et sauter partout. Ou décider qu’on est Pop et faire un chanson qui reste collée une semaine dans la tête. Rien de plus.

La méthode Paul Mc Cartney / Jenny Wren : Faire les Beatles en écrivant des chansons avec un génie mort trop tot, ecrire BlackBird parmi celle-là, continuer quand les Beatles ne sont plus, faire quelques albums moyens (dont le dernier), divorcer deux fois, retourner à l’Olympia 20 ans après, écrire Jenny Wren, être le plus grand songwriter anglais de tous les temps.

La méthode Silent Poets – Prisons : raconter sa vie de la manière la plus poignante qui soit et prendre sa claque à 3min20.

La méthode The Art Ensemble of Chicago – Theme de Yo-Yo : écrire au début des années 70 la musique du film français « Les Stances A Sophie  » avec dedans des vrais morceaux de culte comme Yo Yo.

La méthode HandSome Boy Modelling School / The Truth : ne pas se cacher la vérité et affronter une chanson de rupture, une chanson pour quand on a plus faim, d’où une ligne de basse à filer des frissons à une armoire à glace et l’un des plus beaux samples de piano de l’histoire de Compilfight. Et juste quand on est bien calé dans cette nostalgie torturée, l’espoir renaît et l’horizon s’éclaircit avec un invité surprise s’appuie sur la même base pour vous filer la pêche. 2 ans de ma vie en 5min 20.

La méthode His Name Is Alive / Karins Blues : oui, faire l’amour est une bonne méthode aussi.

La méthode Nina Simone / Black is the color of my true love’s hair : finir avec un petit moment d’éternité. Nina Simone est la seule à en fournir de ce type.