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Compilfight au pied du Sapin

C’est presque déjà une tradition, on a fait une collecte auprès de toute l’équipe du Compilfight pour vous faire la compil de noël. Vous pourrez donc en profiter pendant deux semaines et jouer au Kikamikoi avec mémé en essayant de digérer Bambi. Et puis surtout cette année le Compilfight de noël est tout spécialement dédicacé à Alice, future miss univers 2025 on en est surs, jouez hautbois, résonnez musettes !

Elvis Presley – (You’re the) Devil in Disguise : Parce qu’un Noël sans Elvis n’est pas vraiment un Noël, voilà un Elvis et un bon. Un Elvis qui trompe sur la marchandise pendant douze mesures et nous fait croire que Matt n’aime que le mièvre et qui soudain nous fait nous déhancher en tapant convulsivement dans les mains tel un Gilbert Montagné blanc. Jadôôôôre !

Artifacts – C’mon with the get down : une compil de Noël doit comporter son lot de classiques. Ma bonne dame, à l’époque on savait faire du rap qui groove… vu en concert avec El da Sensei, grandiose : 400 mecs, 4 filles, tout le monde en t-shirt Ecko, l’équivalent du PNB du Maroc parti en fumée dans la salle.

Betty DavisCome Take Me : du funk pré-punk fait avec les tripes. Madame Davis, deuxième femme de Miles et égérie sexualo-musicale des années 60-70s, a d’abord initié son mari au funk : « tu sais chéri, je sais que tu es déjà le génie absolu, mais quand même, tu devrais écouter ce qu’il fait ce mec là, sly stone »… Elle a ensuite mené une carrière solo sans concessions, alliance de funk brut et de paroles directes : « come take me… come take me… anywhere… anyway… » fouya…

Gary Bartz Ntu Troop – Celestial Blues : ce dialogue voix-saxo méditatif et mystique, qui se propose de vous emmener « closer to the unfinite joy », d’une pureté incroyable, remplacera très avantageusement le « minuit chrétien ».

Ann Sexton – You’re losing me : Attention, ne pas confondre cette chanteuse soul 70’s magnifique, chantant ici un morceau de Gustavo Santaolalla (!!!) avec son homonyme poétesse, prix Pulitzer en ’67, qui enregistra des poèmes de Burroughs ou Ezra Pound. Ses écrits évoquent notamment l’avortement, les menstruations, la masturbation féminine et l’adultère : « Un baiser au creux du genou est un papillon de nuit sur une moustiquaire… ». Elle se suicida en 1974. La chanteuse, non.

Rickie Lee Jones – Up From The Skies : Une chtite reprise Jazz du Up From The Skies de Jimi Hendrix. Ici point de grosse guitare saturée ni d’effets de manche, c’est à une version strictement acoustique que nous convie la chanteuse. Sur son album Pop pop, Rickie Lee Jones, épaulée par Dave Holland et Joe Henderson revisite de manière dépouillée et souvent singulière des titres Pop et Jazz des années 20 à 60. S’il sortait aujourd’hui, cet album serait vulgairement catalogué smooth Jazz. Il est vrai qu’il faut aimer les ambiances duveteuses et tamisées pour pleinement l’apprécier.

Modern Jazz Quartet – Django : Un titre pour regarder les flocons virevolter au vent, sept minutes pour se retourner sur l’année écoulée et méditer…

Silvio Cesar and Meirelles – Samba do Carioca : en 1minute 58 de joie musicale simple, c’est le jour qui se lève sur un monde neuf, le soleil chaleureux qui enveloppe un monde vierge et plein de promesses. A écouter en boucle pour prendre ses bonnes résolutions de la nouvelle année.

Henri Salvador – Carnaby street : Parce qu’il a promis que cette fois ce serait sa dernière tournée mais qu’il continuerait à faire des disques, voilà un morceau qui n’est pas de Benjamin Biolay, ah ça non, et qui démonte son cuivre et que sa voix est bien là, bien posée. Classique, classe et classieux.

Sly and the Family Stone – Spaced Cowboy : cet homme est fou, génial mais fou, ca peut pas être autrement pour mettre des yodel sur cette basse.

Beirut – Nantes : musique de fête pour les fêtes, Beirut c’est un peu le bus du Kocani Orchestra qui serait mangé Neil Hanon. Un des beaux albums de l’année, du moins c’est mon avis

The Poppys – noel 70 : je ne sais pas du tout pourquoi je vous impose de morceau débile. Ca me fait rire. Incompréhensible.

The Beach Boys – Santa Claus is Coming to Town : tous les vendeurs de galettes des Etas-Unis doivent passer par LEUR album de noël. Ils n’ont pas le choix, c’est comme ça. Cela peut donner des chefs d’œuvres comme l’album de 1963 de Phil Spector, ou bien on a les Beach Boys qui préfèrent largement la déconnade et le plaisir de se faire plaisir tout en faisant plaisir à Plaisir (92). Ce n’est pas plus mal, en fait, des fois.

The Crystals – Santa Claus is Comin’ To Town : Parce qu’une compile de Noël sans chants de Noël serait comme un hiver sans neige, voici livré pour vous un air qui sent l’aisselle de renne et la sapinière miam !). N’étant pas parvenu à remettre la main sur mon disque de Tino Rossi, j’ai finalement du me rabattre en désespoir de cause sur l’incontournable « The Phil Spector Christmas Album ». Le producteur nous initie à la Soul de Noël (…on parle bien de Rock chrétien !) et nous invite à nous trémousser autour de l’arbre à cadeaux. Même votre grand-mère n’y résistera pas !

The killers – Don’t shoot me Santa : quoi dire sur ce titre franchement absurde des killers à part qu’il faut ABSOLUMENT que vous arrêtiez immédiatement toute activité pour vous ruer sur youtube déguster leur clip déjanté tel que j’en ai prouté dans mon slip.

LCD SoundSystem – New York I Love you : a force de regarder la télé, vous n’avez pas l’impression que noël c’est de toute façon beaucoup plus beau à NY. Un peu comme s’ils s’étaient auto déclarés les chefs de noël du monde.

Bonnie Prince Billy – Puff The Magic Dragon : un de mes héros, faudra penser à l’inviter pour noël prochain.

The temptations – Silent Night : parce que, tant qu’à se taper Le tube de noêl inévitable et rabâché, autant qu’il soit interprèté par les maîtres du groove. (On sent tout le morceau que le batteur voudrait un peu lâcher prise, mais non.)