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DrManolito presents Southern Beasts – Volume 1

Hello hello et une bonne année à tout le monde.

Voici donc une petite compil fruit de mes écoutes des derniers mois et notamment des quelques semaines passées chez les kangourous cet automne. Mais comme ici l’hiver semble bien installé j’ai choisi parmi tout ça des titres plus propices à de petites soirées au coin du feu. Pas beaucoup de groove cette fois-ci, mais du folk bien boisé, de la pop chaude comme on aime, avec quand même la petite dose de spleen qui fait les grands morceaux.

01. The Bee Gees – Odessa
02. Tim Buckley – No man can find a war
03. Patrick Watson – Daydreamer
04. The Beach Boys – Disney girls
05. Simon & Garfunkel – Flowers never bend with the rainfall
06. Findlay Brown – Losing the will to survive

07. Moriarty – Private Lily
08. Nico – The fairest of the seasons
09. Seventeen Evergreen – Constellation
10. Micah P Hinson – Caught in between
11. Vic Chesnutt – You are never alone

12. James Taylor – Sweet baby James
13. Marty Robbins – They’re hanging me tonight
14. Alela Diane – Pirate’s gospel
15. The Coral – Cobwebs
16. PP Arnold – Something beautiful happened

Avant de se glisser tout suants dans des combis à paillettes, les Bee Gees ont eu une vraie vie de groupe pop, labellés « les nouveaux Beatles » comme environ 15642 autres qui suivront, et capables de titres finement ciselés portés par de superbes harmonies vocales (mais chantées sans les parties coincées dans la fermeture-éclair). Le meilleur exemple est l’album Odessa sorti en 1970.

Même époque mais de l’autre coté de l’Atlantique. Le pays regorge de songwriters de talent, plus ou moins dépressifs. Dans la catégorie « plus », Tim Buckley (on écoute No man can find the war) qui finira en OD devant la télé. Pas classe.

Plus près de nous, il reste quelques bons compositeurs et 2007 nous a permis de découvrir le canadien Patrick Watson auteur d’un album foisonnant et onirique comme ce morceau Daydreamer.

Retour en arrière au pays des songwriters malades avec Brian « Leguman » Wilson qui entre deux expériences chimiques sur lui-même pond des chefs d’oeuvre absolus. On connaît le gigantesque Pet Sounds, apogée des Beach Boys et de la pop américaine 60’s, et ça continue (quoique de façon plus épisodique) durant les 70’s comme ici avec Disney Girls.

C’est sûr qu’après un morceau comme ça, il faut enchaîner… Un petit Simon & Garfunkel (Flowers never bend with rainfall) pour se remettre en douceur, mais toujours avec un gros niveau de songwriting.

Retour en 2008 avec Findlay Brown (Losing the will to survive), un anglais qui se prend pour David Crosby ou Neil Young (à propos, pour les fans de Neil Young, il va apparemment bientôt sortir le très attendu Volume 1 de ses archives perso, soit 8CD et 2DVD. Voir le trailer ).

Les petits parisiens de Moriarty font eux aussi du folk comme s’ils étaient nés dans le l’Ontario ou le Minnesota, et franchement ils y excellent. Vous avez peut-être entendu leur single Jimmy sur Nova ou ailleurs, ici on écoute Private Lily. En fait tout l’album est très bon, surtout si on aime bien les soirées près du poêle dans une cabane en rondin au coeur des Rocky Mountains par -20°C et 3 m de neige.

On revient à la civilisation avec la très urbaine Nico qui a réussi en 1969 l’exploit de réunir la crème des compositeurs autour d’elle (ah ! le romantisme teuton…) pour son premier album solo, Chelsea Girl. Même si on peut ne pas trop aimer sa voix froide, limite martiale, on est forcé de reconnaître que The fairest of the seasons inaugure avec classe ce grand disque. Merci Jackson Browne.

Plus modestement, on retrouve chez Seventeen Evergreen certaines ambiances atmosphériques proche de Radar Bros ou de Sparklehorse, groupes que j’affectionne particulièrement. Je vous conseille leur premier opus Life embarasses me on planet Earth d’où provient Constellation.

Allez, encore une petite série de songwriters torturés. Un bon exemple avec Micah P Hinson (Caught in between) qui pour moi surpasse Will Oldham en tant qu’héritier et rénovateur du folk US. Plus fragile, moins prolifique, il se met à nu sur son album Micah P Hinson and the gospel of progress, sûrement mon disque préféré de ces dernières années.

On continue avec Vic Chesnutt qui pour son dernier disque est accompagné par plusieurs membres de Godspeed. Du coup, on pouvait pas vraiment s’attendre à des reprises des Musclés. A la place, un disque dur au son âpre, avec des textes sans illusions comme sur le cynique You are never alone.

Une bouffée d’oxygène avec le gentil James Taylor qui nous gratte Sweet baby James, en préambule à mon cowboy préféré du moment, Marty Robbins. Chanteur multiforme des années 50, Marty passe du rockabilly à la country et en 1957 revisite le style western pour sortir Gunfighter ballads and trail songs. Chaque morceau est une petite perle racontant une histoire de durs à cuire à la gâchette facile, se battant pour le coeur d’une belle mexicaine ou pour venger leur honneur. Exemple avec le tragique They’re hanging me tonight.

2007 nous a donné plusieurs excellents albums folk comme celui d’Alela Diane (Pirate’s gospel) qui semble s’inscrire au plus profond de la tradition musicale américaine dès son premier disque. On attend la suite avec impatience.

The Coral (Cobwebs) aussi nous a sorti un super disque l’an dernier. Parfaitement produit, sans morceau faible, aux références sûres (Lee Hazlewood, the Smiths) Roots and Echoes semble armé pour résister à l’épreuve du temps. On en reparle dans 20 ans.

Et on termine avec PP Arnold, ex-comparse (et rivale) de Tina Turner au sein des Ikettes qui après en avoir eu marre des lourdes avances de Ike le tyran débarque en Angleterre pour y commencer une carrière solo. Quelques succès en single, des piges de chanteuses dans des groupes du swinging London comme The Nice et pfuit… Plus rien… Reste une récente compil avec tous ses morceaux comme le moelleux Something beautiful happened.

DrManolito