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DE LA LUMIERE EN HIVER – par Jean-Seb.

The Apartments – Mister Somewhere

Février, il fait froid, il fait sombre. Pas en Australie, certes, mais ce n’était probablement plus une question de saison depuis longtemps pour les auteurs de cette chanson intemporelle, à la tristesse chevillée au violoncelle.

Red House Painters – Japanese to English

Pas forcement plus funky, cette magnifique ballade traine son spleen et retient ses larmes. Un compagnon idéal qui permet à ceux qui ont connu des jours meilleurs de se sentir un peu moins seuls.

Coriolis Force – Trouble

Toujours dans la même veine, le plus beau morceau de l’année a été enregistré dans sa chambre par un de mes copains, tout en équilibre et en émotion retenue autour d’une guitare, d’un piano et de petits oiseaux.
Il est disponible sur une compilation CDR du collectif Fugues. Pendant ce temps là, l’industrie du disque, entre star ac’ et nième recyclage insipide, continue de hurler au loup du téléchargement pour justifier la crise…

Mogwai – I know you are but what am I?

Le groupe archétypal du post rock à guitares orageuses est présent ici avec ce titre… sans guitares du tout. Mais un piano, et pour ceux qui commençaient à désespérer depuis le début de cette compile, un boum tchak qui s’insinue au fil du temps… un boum tchak certes pas (encore) bien speed, saturé, distordu, grésillant, mais quand même, c’est déjà ça….

Epic45 – The blue of the sky

On reste dans les percus grésillantes avec les géniaux Anglais d’Epic45, dont la pop inventive reste un secret malheureusement trop bien gardé de ce côté-ci de la manche… ils sont deux, ils vivent dans les Midlands, et comme il n’y a rien à foutre là bas (en gros, la région au Nord de Birmingham – flippant, non ?), ils passent leur temps à réinventer une musique simple et remarquablement touchante.

Lali Puna – 40 days

En fait, je crois que je ne vais plus arriver à masquer le fait que j’aime bien les percus crades et distordues… Nouvel exemple avec les Allemands de Lali Puna dont les machines se réapproprient un morceau des shoegazers de Slowdive.

Dubstar – Stars

Petite accélération sans forcer, avec ce ‘Stars’ qui aurait dû être un tube, entre electro pop lascive et trip-hop enjoué…

Massive Attack – Unfinished sympathy

Un classique parmi les classiques : la voix, le piano, les cordes, les cliquetis, le groove, tout est parfait.
Il ya dix-sept ans, à la sortie de ce titre, le groupe avait été obligé de tronquer son nom en « Massive » pour cause de guerre en Irak. Aujourd’hui, la situation s’est arrangée au niveau du nom… Par contre, pour l’Irak…

Burial – Archangel

La nouvelle recette de la star du Dubstep a l’air simple : Voix pitchées pour un pseudo R’n’B sur un groove moite et sombre. Simple ou pas, en tout cas, c’est imparable.

Rhythm & Sound – No partial

Des Allemands qui font du reggae avec des machines… des amis à moi appellent ça de la ‘techno dub mentale’. Pour eux, c’est péjoratif, mais au fond, je ne suis pas certain qu’on puisse trouver meilleure définition.

Seefeel – Industrious

Dub, electro, rock, shoegaze, ambient…. Un peu de tout ça pour un trip enlevé et ultra hypnotique.

Autechre – Basscadet (Beaumonthannanttwomx)

Les légendes de l’electronica livrent un de leurs classiques à la relecture d’un autre pionnier du genre, Beaumont Hannant. Transfigurant l’original, pourtant déjà excellent, le résultat est fascinant, ondoyant sans cesse entre ambient et IDM.

Jurgen Paape : So weit wie noch nie

Des Allemands et des machines, acte III. Un pur moment de bonheur avec cette techno mélodique et chantée sortie chez Kompakt.
Un morceau qui apaise presque le souvenir de Séville 82.

Arab Strap : Rocket, take your turn

Les regrettés Ecossais dans la quintessence de leur style : histoire sordide, beat technoïde et post-rock en montagnes russes…

Wire – Silk skin paws

Groupe intermittent, Wire ne donne que dans le très haut de gamme. Après avoir inventé le post punk puis réinventé la pop à la toute fin des 70’s, le groupe aligne les hymnes new wave à la fin de la décennie suivante. Ce titre, entre tension énergique et légèreté bizarroïde, en est un parfait exemple.

The Beloved – It’s alright now

Puisqu’ils vous le disent… Si vous avez encore des doutes, il suffit de fermer les yeux et de se laisser porter par cette électro pop douce et planante pour s’en convaincre.

Lawrence – Somebody hold me

Allemands, machines, la suite et donc la fin. Histoire de mettre à mal définitivement tous les préjugés tenaces à la foi sur la techno et la patrie de Wagner, cette compile se termine sur ce sommet de mélancolie, au beat léger orné de cordes et de carillons.

Bonjour chez vous.