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LET’S STICK TOGETHER powered by gb

1°) Open Up Chic 1980

Les derniers soubresauts du disco funk. Avant l’apparition des machines, l’usine à groove de Nile Rodgers et Bernard Edwards tourne à plein régime.

2°) Everyday Buddy Holly 1957

Ce Buddy Holly avec son air niais et ses lunettes géantes a tout de même influencé les Beatles car quand on réécoute leurs premiers albums, on croit entendre du Buddy holly et vice versa. Ses bluettes sentimentales développaient un art de la mélodie assez raffiné. L ‘avion qui le transportait avec Richie Valens et Big Bopper s’est écrasé alors qu’il avait 23 ans. Il faut réécouter That’ll be the day.

3°) Moody’s Mood For Love King Pleasure 1959

James Moody, saxophoniste de jazz, improvisa un solo sur le standard « i’m in the mood for love ». Des années après, King Pleasure enregistra le thème en lui rajoutant des paroles. Ce devint un autre standard. Le standard du standard. Ici, c’est Blossom Dearie qui lui donne la réplique.

4°) Funkier Than A Mosquita’s Tweeter Ike & Tina Turner 1970

On a l’impression que Tina Turner s’en donne à cœur joie en houspillant Ike pendant toute la chanson. Ça pousse, ça pousse. Elle le malmène et son plaisir est communicatif. Elle règle ses comptes avec son mari sur un groove délicieusement épais. Défoule-toi Tina !

5°) Saure Gurke (Aus 1 Urwald Gelockt) Aksak Maboul 1977

Aksak Maboul, c’est deux belges à la fin des années 70 qui créent de la musique dadaïste en toute liberté. C’est tiré de l’album « Onze danses pour combattre la migraine ». Ce morceau est la danse numéro 2 et ça marche : ça combat la migraine. Essayez, vous jugerez par vous même. Mark Hollander, la moitié du groupe (le Aksak ou le Maboul ?), a ensuite fondé Crammed Records, l’un des labels alternatifs les plus féconds en Europe ces 20 dernières années.

6°) My Radio Sure Sounds Good To Me Larry Graham & Graham Central Station 1978

Larry Graham, longtemps membre de la Family Stone, est LE bassiste de funk. Il a inventé le slap, cette façon de jouer en frappant violemment les cordes avec le pouce. Sa carrière solo n’a pas fait de miracles. Il est plus tard devenu le bassiste de Prince lorsque celui -ci a perdu son nom au profit d’un symbole.

7°) Simon Smith And The Amazing Dancing Bear Harry Nilsson 1969

Harry Nilsson reprend ici le répertoire de Randy Newman en lui ôtant son acidité naturelle. Il a fait siennes ses chansons à tel point qu’on les croirait sorties de son répertoire- trop méconnu aujourd’hui. Avec un visage aussi lisse que celui de Buddy holly dont il s’est inspiré à ses débuts, Nilsson sera admiré par John Lennon et Brian Wilson qu’il influencera au passage.

8°) Rock Non-Stop (All Night Long) Big Audio Dynamite 1988

Dans les années 80 pour faire son deuil des Clash, on devait acheter tous les albums et voir tous les concerts de BAD, le groupe de Mick Jones. Aujourd’hui, il n’en reste pas grand chose à part cette énergie que le petit bonhomme aux grandes dents mettait dans toutes ses compositions.

9°) Christiane François De Roubaix 1967

L’incroyable modernité de la musique de François de Roubaix prend tout son relief ici grâce au talent de son arrangeur, Eric Demarsan, qui deviendra plus tard à son tour compositeur. L’arrangeur, ou orchestrateur, poste sous évalué en France, est le second créateur de l’œuvre. L’équivalent du metteur en scène en quelque sorte alors que le compositeur est davantage assimilable à l’auteur.

10°) Let’s Stick Together Bryan Ferry 1976

Brian Ferry déboule en solo. Encore jeune, toujours l’énergie. La différence avec Roxy Music n’est pas flagrante. C’est certainement pour ça qu’il replongera dans le groupe jusqu’à sa dislocation naturelle dans la musique d’ascenseur.

11°) Discosis Bran Van 3000 2001

Ces québecois ont parfois la main lourde. C’est le cas ici mais en même temps ils n’ont pas peur, ils y vont, c’est pas Syd Matters quoi ni Jeanne Cherhal !

12°) King Kong The Jimmy Castor Bunch 1975

Jimmy Castor, the Everythingman, l’homme à tout faire. Le comique qui fait de la musique, le Rémy Bricka américain. Ses tubes ont été sursamplés, du pillage à ce niveau là.

13°) My Rifle, My Pony And Me Dean Martin 1958

Que font John Wayne, Dean Martin, Ricky Nelson et Walter Brennan lorsqu’ils se retrouvent retranchés dans la prison du sheriff ? Ils chantent leur fusil et leur cheval. Rio Bravo !

14°) Rydeen Yellow Magic Orchestra 1980

Les débuts de Ryuichi Sakamoto. Avant l’ère numérique. Au début, c‘est chouette, au milieu c’est pas mal, à la fin on supplie pour que ça s’arrête. Comme à la foire du Trône !

15°) Lola The Kinks 1970

Les frères Davies au sommet. Rien à rajouter.

16°) Shaft The Chosen Few 1972

Cette reprise jamaïcaine valut quelques soucis au producteur Derrick Harriott. Elle marchait si bien qu’elle rentra dans le top R’n’B aux Etats-Unis et menaçait l’original de Isaac Hayes qui n’était pas sorti en 45 tours. La version des Chosen Few fut retirée du marché et Isaac Hayes s’empressa de presser sa version en single.

17°) Sleepwalk The Shadows 1962

Voilà un bon tombé de rideau pour clore une liste du siècle dernier (except Bran Van 3000).
Qui connaît, qui écoute encore aujourd’hui ces Shadows, ces ombres si bien nommées qui furent parmi les plus gros vendeurs de disque dans les années 60 ?

18°) La Femme Chinoise Yellow Magic Orchestra 1979

Quelque chose me dit que Yellow Magic n’a pas fait que des malheureux. Voici donc un bonus track que même un enfant de 4 ans n’aurait pas osé composer sur GarageBand !

Gilles B