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  1. Broken heartbeats sound like breakbeats – Los Campesinos
  2. Into the galaxy – Midnight Juggernauts
  3. Oxford comma – Vampire weekend
  4. This time tomorrow – The Kinks
  5. Saint Simon – The Shins
  6. Transparent day – West Coast Pop Art Experimental Band
  7. Lousy weekend – Daniel Johnston
  8. When saturday comes – The Undertones
  9. Frozen lakes – The Delano Orchestra
  10. Warm rising sun – Radar Bros.
  11. Clowns – Goldfrapp
  12. Where do you go to (my lovely) – Peter Sarstedt
  13. Batucada – Marcos Valle
  14. T.I.B.W.F. – The Budos Band
  15. Gypsy woman – The Impressions
  16. Days like this keep me warm – The Polyphonic Spree
  17. Fake plastic trees – Radiohead

Yo les B-boys, les B-girls, les rock’n’rollers et les mélancoliques de tout poil. Une nouvelle compil pour l’été avec de quoi se remuer la couenne, sautiller béatement, conduire des heures vers la mer, faire la sieste, attendre le soleil sans trop y croire et repenser à d’anciens moments, bons ou mauvais, quand on était jeune, tout ça…

C’est parti et on commence avec du festif : les jeunes excités de la campagne aka Los Campesinos! nous remuent avec un titre explosif (Broken heartbeats sound like breakbeats) qui rappelle par exemple les Papas Fritas (cf Pop Has Freed Us, dit avec l’accent ricain, et non la baraque à frites d’un biloute mexicain).

Toujours dans le style party-time déjanté, les Midnight Juggernauts (Into the Galaxy), australiens de Melbourne, tout comme les Avalanches dont on attend fiévreusement le prochain album après l’inoubliable Since I left you. Niveau son les Juggernauts sont plus proches de Justice, et pour ce qui est du dance floor ils s’y connaissent tout autant que Dj Dexter et ses amis. NB : pour la définition de « Juggernaut » voir ici. Ca en jette…

Vampire Weekend est certainement un des groupes les plus prometteurs apparus cette année, avec les incontournables MGMT (j’ai finalement résisté à la tentation d’inclure Time to pretend à cette compil…). A coté du premier single Cape Cod Kwassa Kwassa, souvent comparé aux morceaux de l’album éponyme de Paul Simon pour ses tonalités africaines, je préfère Oxford Comma, qui sonne si new yorkais malgré son titre.

Comme quasiment sur chacune de mes compils, vous avez droit à un titre des Kinks, dont la discographie est une mine inépuisable de diamants bruts. Wes Anderson l’a bien compris et inclus trois titres dont celui-ci dans son Darjeeling Limited. On en reparlera. This time tomorrow est extrait de l’album « Part one : Lola versus Powerman and the Moneyground ». Les Kinks sont forts en titres d’album débiles.

Gardiens du temple de la mélodie pop aux cotés de Sufjan Stevens et Belle and Sebastien, the Shins nous gratifient ici d’un petit bijou d’harmonies comme je les aime bien avec ce titre biblique (Saint Simon).

Retour vers les années hippie avec le West Coast Pop Art Experimental Band, plus coutumier de morceaux étranges enregistrés le cerveau noyé dans l’acide (cf Help I’m a Rock, reprise au titre explicite des Mothers of Invention). Transparent Day rappelle plutôt les Byrds pour ses guitares et ses arrangements. C’est plus sain.

Par contre, sain d’esprit, ce n’est pas le qualificatif le plus approprié pour évoquer Daniel Johnston. Figure unique de la scène musicale américaine, le « Rejected Unknown » a une discographie immense, dont la majorité n’existe que sous forme de cassettes enregistrées dans sa chambre dans les années 80. Vénéré par la scène underground US (Nirvana, Sonic Youth, Yo La Tengo, etc), Daniel a eu une carrière entrecoupée de nombreux séjours dans des établissements psychiatriques. Lousy Weekend est extrait de Fun, son premier album véritablement produit. Un documentaire indispensable sur ce personnage incontournable est sorti en 2005 (The Devil and Daniel Johnston).

Poursuivons avec The Undertones, groupe nord-irlandais de la fin des 70’s qui chantent la frustration (When Saturday comes) comme leurs petits copains de l’époque punk, mais avec un peu plus de. Ca ne nuit pas.

Il faut croire qu’il fait vraiment très froid en Auvergne l’hiver (et même l’été ?), presque autant qu’au fin fond d’Etats perdus du Canada comme le Saskatchewan ou l’Alberta. C’est en effet de la chaîne des Puys et non des rives enneigées de la Baie d’Hudson que The Delano Orchestra nous murmure ce Frozen Lake pailleté de givre.

Pour se réchauffer un peu, le Warm rising sun des dépressifs Radar Bros, n’est pas très efficace. Mais est-ce vraiment ce qu’on leur demande ?

Peut-être aura-t-on un peu plus de chance avec Goldfrapp, de retour cette année avec the Seventh Tree et qui feule doucement sur Clowns. Parfait après la sieste.

Darjeeling Limited again. Ce morceau improbable de Peter Sarstedt accompagne les personnages tout au long du film, s’avérant parfois une arme érotique redoutable (à voir le look de Sarstedt, ça semblait peu probable à l’époque). Personnellement, ce morceau me rappelle beaucoup ceux de Nick Garrie, obscur songwriter anglais récemment ressorti de l’anonymat suite à la réédition de son unique album par Rev-Ola. Nick habite à Paris et fait parfois des concerts dans des petites salles comme l’an dernier à la Flèche d’Or.

Allez un peu de groove, avec pour commencer un petit détour par le Brésil avec ce Batucada du carioca Marcos Valle qui nous secoue un peu les fesses.

On continue avec les new-yorkais the Budos Band qui distille une bonne soul instrumentale, qui fait penser à la blaxploitation ou à la musique de Bullit. Très bon pour zoner en bagnole genre GTA.

Parmi leur discographie richissime, difficile de choisir un morceau de The Impressions, premier groupe de Curtis Mayfield,. J’ai finalement opté pour Gypsy Woman, finement ciselé et chaloupé avec de superbes arrangements de castagnettes !

Un autre groupe vocal mais plus près de nous, The Polyphonic Spree compte une vingtaine de membres vêtus de robes à la Aphrodite Child (le groupe du gros Demis) et ressemble de fait plus à une chorale géante ou à une secte macrobiotique. Cela donne des résultats inégaux mais aussi quelques perles comme ce Days like this keep me warm.

Et enfin, l’éternel Fake Plastic Trees de Radiohead. Je l’ai redécouvert il y a deux mois et je n’arrive pas à m’en détacher. C’est grave ?

Dr. Manolito