Tags

Related Posts

Share This

COMPILASEB 13 > TUTTI FRUTTI°°°°

1. The Apples – Killing In The Name Of
2. Soil & Pimp Sessions – Mashiroke
3. Matti Oiling – Seta Tuomon Tupa
4. Patrizia & Jimmy – Trust Your Child pt. 1
5. Dj Shadow & Dj Cut Chemist – Hard Sell track 6
6. Shirley & Lee – Let The Good Times Roll
7. April March – Chick Habit
8. Brian Setzer Orchestra – Caravan
9. Amy Winehouse – Cupid
10. The Specials – A Message To You Rudy
11. The Souljazz Orchestra – Mista President
12. The Hi-Fly Orchestra – Samboogaloo
13. Luiz Bonfa – Samba De Duas Notas
14. Tenorio jr. – Nebulosa
15. Baden Powell & Vinicius de Moraes – Canto De Ossanha
16. Run DMC – Peter Piper
17. A Tribe Called Quest – Buggin’ Out

The Apples – Killing In The Name Of
On la connaît par cœur cette ligne de basse… oui, oui, c’est vrai, ça me dit bien quelque chose…j’étais ado, je portais des Docs Martens et des chemises à carreaux (ben ouais)… c’était au début des années nonante (F@^$, me suis trahi. Ouais les gars, on dit nonante de par chez nous). Rage Against The Machine !…oui, bien sûr, c’est ça, Rage Against the Machine ! Avec des cuivres ??! Ouaaaaiiii…avec des cuivres, pas mal du tout. Ca fonctionne même du tonnerre ! The Apples viennent de Tel Aviv et ont réussi une bien belle reprise. Chapeau bas !

Soil & Pimp Sessions – Mashiroke
Cet été, un vent de fraîcheur a soufflé sur les festivals de Jazz. Les habitués, adeptes des sessions feutrées, sont ressortis quelque peu déboussolés de leur première rencontre avec ces frappadingues venus du Japon. Du Jazz nippon, pas courant il est vrai dans nos contrées. Les membres de Soil & Pimp Sessions n’ont ni le nom ni la dégaine d’un groupe de Jazz mais quand il s’agit de monter sur scène et dans découdre, ces gars sont terrifiants de puissance, d’énergie et d’imagination. A écouter absolument.

Matti Oiling – Seta Tuomon Tupa
Spéciale dédicace à tous les amoureux des vieux orgues. Ceux à qui l’instrument donne des boutons (j’en connais, ils sont souvent de fort mauvaise foi…non les gars…l’orgue, ce n’est pas seulement Tourner Manège… – ouais Charly, c’est de toi qu’on parle – …de mauvaise foi, je vous dis), pas de souci, passez à la plage suivante. Pour ce qui est de Matti Oiling, il n’a pas fait ses classes dans les églises de Caroline du Sud mais bien en Finlande, parmi les forêts de bouleaux et les troupeaux de rennes. Oui, Seta Tuomon Tupa, c’est bien du Finlandais. Qui en douterait ?

Patrizia & Jimmy – Trust Your Child Pt.1
Au début des années 70, les succès remportés par Michael et la famille Jackson donnèrent des idées à pas mal de monde. Les producteurs de tous poils se mirent à chercher la nouvelle perle rare capable de vendre des milliers d’albums, des parents avides se dirent que tout compte fait leurs enfants aussi savaient chanter et danser et se mirent à courir les auditions. Patrizia & Jimmy font partie de cette génération non spontanée mais rien à dire, ça claque.

DJ Shadow & DJ Cut Chemist – Track 6
7 minutes 36 secondes de bonne Soul concoctées par les siamois du turntablism. Très beaux enchaînements messieurs, excellent choix de morceaux mais serait-il possible d’avoir les noms de toutes ces perles ? Nom didjou ! Me voilà réduit à mettre track 6 comme titre. J’ai l’air de quoi…moi !? Y font vraiment chier ces DJ ! C’est ça, les gars, restez confortablement assis sur vos vieilles rondelles ! Bande de pingres !

Shirley & Lee – Let the Good Time Roll
Un titre de Rythm’n’ Blues (hè, pas de ArNbe hein…du Rythm’n’Blues) charmant et enjoué. Avec un pti saxo sympa à la fin et la délicieuse voix de Shirley. Que demander de plus ?

April March – Chick Habit
Un vrai bonbon que cette reprise du ‘’Laisse tomber les filles’’ chanté par France Gall en 64. A n’en pas douter, April March, qui n’en est pas à sa première reprise du grand Serge, aurait adoré compter parmi les interprètes du compositeur aux côtés des Jane, BB et autres Isabelle Adjani.

The Brian Setzer Orchestra – Caravan
On peut adorer la version qu’en donnèrent Duke Ellington, Charles Mingus et Max Roach au début des années 60, avouez quand même que cette version surf du standard Caravan ne manque pas de piquant !? Après avoir décidé qu’il porterait toute sa vie une banane sur la tête, après avoir dépoussiéré le Rockabilly au tournant des années 80, il restait un rêve à Brian Setzer…avoir son propre big band. Ce fut chose faîte quelques années plus tard pour le plus grand plaisir de tous les inconditionnels des shoes compensées en croco. Pour ceux qui aimeraient ce Rockabilly cartoonesque, plongez sur ‘’Dirty Boogie’’ (Rock this Town en particulier) sorti en 1998.

Amy Winehouse – Cupid
C’est vrai qu’on la peut-être trop entendue, trop vue. Désintoxications, rixes, prestations imbibées et chancelantes, on en oublierait presqu’Amy Winehouse chante et chante même furieusement bien. Dommage. Je pense que s’il entendait cette version de ‘’Cupid’’, Sam Cooke inviterait la chanteuse séance tenante à boire un pot…un de plus.

The Specials – A Message To You Rudy
Coventry 1979, les punks sont fatigués, l’épingle à nourrice est passée de mode. Un groupe de gars – black & white – lassé de la grisaille ambiante décide d’adjoindre la couleur des rythmes jamaïcains à sa musique punk. Ca chaloupe et c’est festif. Les gars prenaient du bon temps et ils avaient raison. L’Angleterre était sur le point de prendre dix ans de tatchérisme dans la gueule. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, on allait prendre 10 ans de New Wave dans les oreilles.

The Souljazz Orchestra – Mista President
Un groupe qui cite en vrac Fela Kuti, James Brown, Mulatu Astatke et Pharoah Sanders comme inspiration ne peut être foncièrement mauvais.

The Hi-Fly Orchestra – Samboogaloo
Allez après cette étape nigériane et avant de fondre sur le Brésil, on s’octroie une courte pause rétro entre Sierra Madre et Amazonie.

En ce samedi après-midi de décembre, le ciel est si bas qu’on a de la peine à distinguer la couleur des feux de signalisation. Ce pays est d’un gris… Pourquoi croyez-vous que les canaux en viennent à se perdre dans les pleines de Flandre ? La grisaille, je vous dis, la grisaille. Pour s’échapper un peu de cette mêlasse, je ne vois qu’une option…mettre le cap sur Rio sans attendre pour quelques titres de Bossa. Pour nous réchauffer : Luiz Bonfa (délicat et tout en retenue), Tenorio Jr (résolu) et les deux compères Baden Powell et Vinicius de Moraes accompagnés par les voix féminines du Quarteto Em Cy (habités). Je ne sais pas pour vous mais moi je me sens déjà mieux.

Allez, frein à main et tête à queue…sans transition, on quitte Ipanema pour New York et on conclu avec deux classiques Hip hop de Run DMC et A Tribe Called Quest. On a finalement que le bien qu’on se donne