From Lux To London by TomDaCat Mar02

Tags

Related Posts

Share This

From Lux To London by TomDaCat

Prêt pour un deuxième tour de manège? Attachez l’hôtesse de l’air, éteignez vos ceintures, et c’est parti…

Pas plus d’1h d’avion et quelques centaines de km de distance entre ces deux villes, mais pourtant des années-lumière entre deux mondes pas tout a fait parallèles. L’histoire d’un trip avec deux ailes…

Comme il n’y a pas grand chose au Luxembourg, je ne peux pas vous faire découvrir un bon morceau qui déchire. Car le seul produit local c’est Stéphane Bern et heureusement il chante pas encore. Du coup, tout est importé…

Donc j’ai pu profiter là bas de pas mal de petits concerts, comme Nneka, et elle déchire tout. Un univers ultra-créatif et une sensibilité à faire pleurer un CRS. J’ai vu également des navets revenus des 90’s comme si ils se croyaient les king de la scène. J’ai nommé: les brand new heavies. Je n’ai pas mis de majuscules exprès…

Bon c’est sympa ici, mais on se fait quand même super chier, je décide de ne pas me laisser faire et d’aller chercher les vibes là où elles sont. Je prends la caisse et sur la route, je tombe sur un petit son à l’anglaise… in the Black of the night par Slow train. Putain, ça va me faire du bien de revenir sur Londres!

Je check Bruxelles en quelques heures et repars direct sur Paname. Je me sens un peu comme dans un film de Klapisch, Tu ne sais jamais quand tu vas te prendre un giclée de poésie dans la face. C’est ce que m’inspire cette version de Seize the Day par Wax Taylor qui se trouve sur le BO de son film ‘Paris’. Du coup, je kiffe la grisaille parisienne…

Après? Du grand n’importe quoi! Je rejoins le grand chef de guerre Pachtoune pour une attaque en bonne et due forme. Je passe sur les artistes mortels que l’on a pas vu, comme Alice Russell, et je vous jure que de devant la porte ça avait l’air de déchirer. On atterrit au Café Charbon pour se refaire un estomac. Non content de s’improviser traducteur de menu pour Anglaises, on finit par aller danser comme le chanteur de Friendly fires (au) sans sens à Paris.

Voilà, à peine éclaté qu’il faut aller se coucher et déjà se lever. Direction l’aéroport avec les valises de 4h de sommeil, c’est pas grave je dormirai l’année prochaine. Sur la route, c’est Restless Soul qui reprend Time to Fly de Kyoto Jazz Massive, ça ensoleille ma journée.

D’ailleurs, ce salop de soleil m’attend à Alger pour le week end, c’est gentil ça. Premier pas en Afrique, et là de la vibe il y en a mon gars, genre BirdFlu par M.I.A. Dès l’arrivée à l’aéroport, c’est le folklore. je me fait sortir d’un taxi pour me faire jeter dans un autre. Heureusement que j’ai de l’humour.

Je fait le plein de blagues a deux balles avec mon maître spirituel (ex: là où pette Tintin), ça me remet les batteries à niveau. Un peu comme après s’être mis un shoot de Grand Phabao samplant Uptight de Stevie Wonder. ça peux te sauver une journée (Merci Paris Dj).

Ensuite les galères habituelles, les trucs qui n’avancent pas à la vitesse où tu voudrais voire même plus, mais bon. Tu te décontractes et tu fais un grand Malish. On va pas se prendre la Karma Police des Easy Stars pour autant,non?

Du coup, retour sur Paris par avion avec mes platines et mes vinyles sauvés d’une mort annoncée, le tout encouragé par Flox : What’s it gonna take. Je jump dans la caisse et direction Bordeaux Here I am Baby de Al Green, ça fait du bien de se rappeler d’où on vient.

Avec tout ça dans mon escarcelle, je suis à bloc et déjà bien content. Je remonte sur Paris pour le deuxième round avec le déssoudeur des steppes. On parle, Il branche (t sérieux?), et moi je rêve de Japan sur un air de Coco Rosie.

Mais bon, c’est pas tout ça, mais on m’attend à London donc passage éclair à, au, sur (?) Luxembourg. Serait-ce Calexico qui me fait un peu trop paranoïer? Tornado Watch…

Je récupère mes affaires, je rends les sourires, je plie, je ferme et redécolle sur Londres comme si j’avait pris le billet Aller hier. J’atterris en douceur avec les fantastiques Roots Manuva et Cinematic Orchestra, eux deux descendant de Ninja Tunes et moi descendant de l’avion.

Je suis tellement content d’être de retour sur London, J’en ai la banane et il ne pleut même pas en plus! Je retourne la pochette de la BO de The Life Aquatic et je lis, « I am happy to have lived long enough to listen to this beautifull version of my songs » signé David Bowie… Il dit ça à propos de Seu Jorge le mec, la classe, et franchement je suis d’accord. Mais bon, moi tout le monde s’en fout que je l’écrive ou pas.

Ils s’envoient des fleurs, c’est mignon, mais pour ceux qui aurait encore des doutes sur le fait qu’elle soit la plus grande chanteuse de tous les temps: Ella Fitzgerald nous chante live So Danco Samba, un grand classique de Bossa Nova…. Quelle dame!

Bon tout c’est bien marrant, mais faudrait peut-être que t’arrêtes de bouger, personne comprends plus rien. Oui, mais tout est dans l’âme, mon pote… C’est là que ça se passe! Et en parlant de beauté de l’âme, une dédicace d’Amp Fiddler à défaut… d’un catch up sur Paris ou London.

Bon ça y est, j’arrête, j’en peux plus.

Je suis plein de vibes partout, ça dégouline!

 

Chope moi