Dr. Manolito presents Play in the haze Avr26

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Dr. Manolito presents Play in the haze

Hello à tous. Me voici de retour pour une compil bien moelleuse issue des tréfonds poussiéreux de ma discothèque.

01 – Fredo Viola – The turn (a pagan lament)
02 – Alela Diane – Tatted lace
03 – Paul McCartney – Another day
04 – Okkervil River – Plus ones
05 – Catpower – Nude as the news
06 – Low – Words
07 – Cardinal – Dream figure
08 – School of Seven Bells – Iamundernodisguise
09 – Calexico – Minas de cobre (for better metal)
10 – Buffalo Springfield – Broken arrow
11 – Pete Dello – It’s what you’ve got
12 – Gentle Soul – Marcus
13 – Love Generation – I keep on talking
14 – Thomas & Richard Frost – December rain, april laughter
15 – The Forum – The river is wide
16 – Richard Harris – If you must leave my life
17 – Flight of the Conchords – Foux du fafa

Une fois n’est pas coutume, on commence avec une nouveauté : Fredo Viola (The Turn), entre les Beach Boys et Jean-Sébastien Bach. Très beau, comme tout le reste du premier disque de Fredo.

Pour Alela Diane, il s’agit du deuxième album (To be still), presque aussi lumineux que The Pirate’s Gospel bien que, évidemment, l’effet de surprise ne soit plus le même… Alela reste néanmoins capable de nous émouvoir profondément par sa simplicité et sa voix qui réchauffe le coeur (Tatted Lace)

On commence le retour en arrière (dans le temps, pas la qualité musicale) avec Paul McCartney qui, je n’aurai de cesse de le répéter, est un génie absolu de la mélodie dont la discographie post-Beatles recèle quantité de perles rares comme Another Day sur l’excellent album Ram de1971.

Okkervil River, groupe texan de Austin, perpétue comme tant d’autres groupes du mid-west une tradition folk / americana (The Band, Bright Eyes, etc) avec ici en prime des textes puissants et un chanteur à la voix fragile (Plus Ones).

Chan Marshall alias Catpower est désormais connue pour son folk sudiste très empreint de soul comme sur The Greatest. Il y a quelques années de cela, la vie n’était pas aussi rose et Catpower sonnait plus comme Smog que comme les Bar-Keys. Ces premiers morceaux n’en restent pas moins porteurs d’une puissance brute et rêche qui est au fond l’essence de la musique de Catpower, même polie et bien arrangée comme sur ses derniers disques (Nude as the news).

Lorsque l’on sait que tous les membres de Low sont des mormons du Minnesota, on ne peut pas s’attendre à du disco-funk. Ben non, on ne peut pas (Words).

Petit diamant caché, l’unique album de Cardinal réunit pour quelques titres deux brillants songwriters, l’australien Richard Davies et l’américain Dave Matthews. C’est l’occasion pour eux en 1995de sortir un élégant disque de pop baroque , aux fins arrangements de cuivres et de cordes dont un des sommets (plus électrique) est Dream Figure.

School of Seven Bells regroupe les deux soeurs jumelles Claudia et Alejandra Deheza et sonne un peu comme Cocteau Twins, Maps ou My Bloody Valentine. Leur premier album (Alpinisms) vient de sortir et débute par Iamundernodisguise.

Petit détour par le désert de l’Ouest américain avec Calexico qui, entouré d’une armée de mariachis , nous fait visiter le Nouveau Mexique et ses mines de cuivre (Minas de Cobre).

Pas très loin de là, Neil Young et ses comparses de Buffalo Springfield nous racontent sur Broken Arrow leurs visions hallucinées d’indiens dans la plaine.

En prévision de prochaines semaines plus ensoleillées, je ne résiste pas à partager avec vous quelques jolis titres de sunshine pop, mouvement musical pour lequel j’ai, il est vrai, un petit faible. Commençons par Pete Dello (le songwriter de Honeybus pour ceux qui connaissent) qui nous invite à profiter de l’amour et de la vie sur It’s what you’ve got. Poursuivons par les deux adolescents de Gentle Soul qui dans une touchante naïveté nous raconte un conte pour enfants (Marcus). Plus orchestrée, la musique de Love Generation est toute entière tendue vers un idéal hippie de batifolages champêtres en petite tenue (I keep on talking). Terminons cette page sunshine par les frangins Richard et Thomas Frost et le sibyllin December Rain, April Laughter. Que des trésors cachés, je vous dis !

Pour terminer, osons le kitch avec the Forum (The river is wide) et surtout le phénoménal Richard Harris qui met ses talents théâtraux au service des morceaux pop de Jimmy Webb sur tout l’album McArthur Park. Des violons en veux tu en voilà, des choeurs de femmes mielleux à souhait et même du triangle et des timbales… Inégalable dans son style (If you must leave my life).

Laissons aux néo-zélandais de Flight of the Conchords le privilège de mettre un point final des plus loufoques à cette compil. Ardents défenseurs de la séduction « à la française » s’abstenir… (Foux du fafa).

 

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