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COMPILASEB 15 > Soul Music à tous les étages

1. Naomi Shelton & The Gospel Queens – What Have You Done
2. Junior Walker & The All Stars – Roadrunner
3. Eli Paperboy Reed & The True Loves – Boom Boom
4. Menahan Street Band – Karina
5. Charles Wright & The Watts103rd Street Rhythm Band – Do Your Thing
6. El Michels Affair – Walk On By
7. Donny Hathaway – Jealous Guy
8. Terry Callier – You Goin’ Miss Your Candyman
9. Bill Withers – Harlem
10. Aretha Franklin – Evil Gal Blues
11. Booker T. & the M.G.’s – Green Onions (Live)
12. Jimmy Smith – Roots Down
13. Lafayette Afro-Rock Band – Soul Makossa
14. Mahmoud Ahmed – Eré Méla Méla
15. Jackie Mittoo – Got My Boogaloo
16. Marcia Griffiths – Feel Like Jumping
17. Desmond Dekker & The Aces – Israelites

Naomi Shelton & The Gospel Queens – What Have You Done
Depuis plusieurs mois, les gars du label Daptones Records basé à New York sillonnent le grand sud à la recherche de nouvelles voix Soul & Gospel. Au programme le dimanche matin, gueule de bois ou pas, c’est messe pour tout le monde. N’est-ce pas de ces églises du sud que sont sorties les plus belles voix de la Soul de ces cinquante dernières années. C’est à l’occasion d’un de ces rendez-vous dominical que Naomi et ses reines du Gospel furent enlevées. SUPER BANCO ! Adieu Alabama, Welcome Brooklyn et les studios Daptones.

Junior Walker & The All Stars – Roadrunner
Si les noms des Supremes, de Marvin Gaye ou de Stevie Wonder sont directement associés à l’histoire du label Tamla Motown, celui de Junior Walker l’est beaucoup moins alors qu’il contribua pour partie au succès du label de Detroit. Véritable showman, aussi à l’aise au chant qu’au saxophone où il excellait, il livra au début des années 60 une belle série de brûlots Rhythm & Blues à se remettre dans les oreilles de toute urgence.

Eli Paperboy Reed & The True Loves – Boom Boom
Eli Paperboy Reed n’a pas vraiment la tête de l’emploi. Très propre sur lui, l’homme correspond mieux à l’idée qu’on se fait d’un jeune avocat ou d’un trader de la place de New York. Et pourtant le gars n’a qu’une envie, qui le tenaille depuis sa tendre adolescence, perpétuer la Soul telle qu’elle se pratiquait au milieu des années 60 à Memphis ou à Muscle Shoals. Une musique brute et directe loin des productions sucrées réalisées dans les studios plus au Nord. Il ne s’agit nullement de révolutionner, ni d’actualiser le genre, juste de maintenir la flamme allumée. Chaque soir, le mec donne tout et c’est un réel bonheur que de le voir prendre un tel plaisir.

Menahan Street Band – Karina
Vous prenez les Dap-Kings, groupe maison de Daptones Records, vous soustrayez trois musiciens, vous en ajoutez deux…vous laissez infuser…vous obtenez le Menahan Street Band. Un instrumental « soulvintagedécontracté » pour filer sans mots dire vers le soleil couchant.

Charles Wright & The Watts 103rd Street Rhythm Band – Do Your Thing
Une ligne de basse rouleau compresseur, une guitare scie sauteuse et une large part d’improvisation côté lyrics. Il ne faut guère plus pour faire un grand morceau de Soul Music. Voilà qui est dit.

El Michels Affair – Walk On By
Vous prenez le Menahan Street Band, vous ajoutez deux musiciens, vous agitez bien et vous obtenez un groupe tout neuf nommé El Michels Affair. Les choses sont simples chez Daptones Records. Une version aérée de ce titre de Burt Bacharach popularisé en son temps par Dionne Warwick et Isaac Hayes (Black Moses). Tout en retenue, on se donne le temps de bien faire, de parfaire.

Donny Hathaway – Jealous Guy
La minute sensible. Une délicate reprise de ce classique de Lennon tirée de l’album « Donny Hathaway – Live » paru en 1972, disque que je recherche désespérément à Bruxelles mais sans succès. Donny Hathaway comme beaucoup d’autres y semble totalement inconnu. « Hata… Quoi ? Pas vu passer, circulez ». Sur la carte des disquaires, Bruxelles n’est tout au plus qu’une petite ville de province reculée…pauvre de nous.

Terry Callier – You Goin’ Miss Your Candyman
Ma première rencontre avec Terry Callier s’est produite chez un disquaire. Tombé sur son album « What Color Is Love » et interpellé par la superbe pochette de l’album, j’ai plongé tout de go (que ferai-je quand la musique ne sera que téléchargeable… Paroles de vieux con ? Possible). Ce jour-là, mon flair ne m’a pas trompé, je tenais un disque qui allait m’accompagner tout au long de l’année 2008 et qui tourne encore très régulièrement sur ma platine. Dire que ce gars a connu une traversée du désert de 17 ans avant d’être redécouvert par la scène Acid-Jazz des années 90 (Urban Species en particulier).

Bill Withers – Harlem
La découverte de Bill Withers, je la dois à Tarantino et à la B.O. de Jackie Brown. Thanks Quentin ! J’avais totalement fondu pour le titre “Who is he (and what is he to you)”. Depuis, j’ai découvert ses albums « Just As I Am » dont est tiré le présent titre et « Still Bill », deux formidables disques de Soul-Folk habités par la voix du grand Bill. Un autre incontournable est bien entendu son live au Carnegie Hall.

Aretha Franklin – Evil Gal Blues
Le King (mort en 1977), le Godfather of Soul (mort en 2006), le King of Pop (mort en 2009), la famille royale se meurt peu à peu. Rendons hommage tant que nous le pouvons encore à la Reine mère de la Soul, Aretha Franklin. Respect !

Booker T. & The MG’s – Green Onions (Live)
Mais qu’avaient donc avalés Booker T. et les siens pour délivrer une version si martiale de leur Green Onions. Un son particulièrement crade, une interprétation up tempo, tendue et sans concessions, presque Blues-Rock. Ca donne un tout autre éclairage au combo vétéran de Stax.

Jimmy Smith – Roots Down
Les albums Blue Note de Jimmy Smith m’ont toujours paru un peu lisses, sans surprises, sans réels reliefs. On s’ennuyait un peu non !? Dans ce live enregistré au tournant des années 70, Mr Smith, épaulé par de solides sidemen (mention spéciale à la guitare d’Arthur Adams) prend ses distances avec le Jazz pour offrir un Funk gras et groovy totalement réjouissant. Les Beastie Boys sont également adeptes.

Lafayette Afro-Rock Band – Soul Makossa
Estimant que les Etats-Unis étaient déjà saturés de groupes Funk, les New-Yorkais du Lafayette Afro-Rock Band décident début 70 de s’exiler à Paris. Habitués des scènes de Barbesse où ils passent l’essentiel de leur temps, ils finissent par faire connaissance des musiciens locaux dont Manu Dibango qui cartonne avec son titre Soul Makossa. Partageant régulièrement les mêmes scènes, les musiciens finissent par mettre en boîte cette version trans-Atlantique de Soul Makossa. Ultérieurement, le Lafayette Afro-Rock Band sera régulièrement samplé par les groupes de Hip Hop tels Public Enemy et De La Soul.

Mahmoud Ahmed – Eré Méla Méla
L’autre grand nom de l’Ethio-Jazz aux côtés de Mulatu Astatke. Même orchestration, même utilisation des cuivres, même rythmique extraterrestre. Si sa musique n’a pas profité de l’effet Jarmusch, l’œuvre de Mahmoud Ahmed a cependant été rééditée dans la collection Ethiopique (volume 7). Entrez dans la transe. Merci Ju pour la découverte !!

Jackie Mittoo – Got My Boogaloo
Depuis quelques temps, pas de Compilaseb sans un petit Boogalooooo. Cette fois, c’est Jackie Mittoo, clavier pivot du label Studio One, qui nous le sert bien serré. Eh Xav, on pousse les tables !?

Marcia Griffiths – Feel Like Jumping
Et on poursuit à Kingston avec un pur produit Studio One. La Queen of Reggae (on finira par connaître tous les membres de la famille royale) chaloupe avec indolence et on verrait bien les vacances débuter sur-le-champ.

Desmond Dekker & The Aces – Israelites
Vous reprendrez bien un petit Israelites ? On conclu avec ce classique qui révéla la production musicale jamaïquaine au monde. C’est loin d’être la première fois qu’on programme ce titre sur Compilfight. Mais pourquoi se priver quand c’est si bon.

Enjoy your holidays

 

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