Bollywood, c’était mieux avant Août30

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Bollywood, c’était mieux avant


Bollywood, c’était mieux avant – by Ashveen

Après avoir hésité sur une compil électronique un poil prétentieuse, et par trop cérébrale, je me suis lâché dans la kitscherie et les réminiscences de mon enfance gavée de « films indiens ».
Voici donc Bollywood, c’était mieux avant, une collection qui sent bon le naan au fromage, le curry massala, et les pâtisseries sirupeuses. Attention à l’indigestion !

1. Dum maro dum (Hare Rama Hare Krishna, 1972). « Prends une autre bouffée, efface la douleur », dit-elle, enfumée dans les vapeurs du haschich. « Pourquoi se soucier des autres ? Qu’ont-ils fait pour toi ? » Pensez-y la prochaine fois que vous serez dans GTA: Liberty City Stories, assis au volant de votre voiture volée, branchée sur Radio el mundo. Et parlez-en à Method Man, il a probablement son avis sur la question (« What’s happenin' », Tical 0: The Prequel).

2. Om shanti om (Karz, 1980). Bien avant que Lady Gaga ne s’y mette, d’autres avaient tiré parti du groove endiablé du « Ma Baker » des Boney M. Le disco version Bollywood, pour chanter la paix (shanti). Parce qu’on est comme ça.

3. Aap jaisa koi (Qurbani, 1980). « Si quelqu’un comme toi pouvait entrer dans ma vie, quel bonheur ce serait… » Voix sucrée, toms synthétiques, production sympa. Oh oui !

4. I am a disco dancer (Disco dancer, 1983). Jimmy, c’est un peu le Travolta de Bombay, un garçon sensible qui joue de la guitare comme personne, au jeu de jambes qui met la foule en délire. Il va sans dire que tous les petits garçons voulaient lui ressembler.

5. Jimmy aaja (Disco dancer, 1983). Mais Jimmy a aussi des états d’âme, et refuse de danser lors d’un concours international décisif pour sa carrière. Alors sa copine d’enfance essaie de l’amadouer. « Viens, Jimmy, mon ami, ce soir est ton soir… » lui susurre-t-elle, pendant qu’il reste pétrifié au bord de la scène. Allez, Jimmy, viens danser, ton public n’attend que toi ! En plus t’es OK, t’es bath, t’es in !

6. Roop suhana lagta hai (Gentleman, 1994). Britney et ses Neptunes n’ont qu’à aller se rhabiller. Ce son est plus novateur et audacieux que I’m a slave 4 U. Non ?

7. Chaiyya Chaiyya (Dil se, 1998). Le titre le plus récent de cette compil, parce que c’est au générique d’Inside Man de Spike Lee, revu récemment, et que depuis ça me trotte dans la tête.

8. Bhor bhaye panghat (Satyam Shivam Sundaram, 1978). Parce que cette partie rhythmique, aux accents trip-hopesques, est juste énorme. Et dire qu’à l’époque, c’était mes parents que ça faisait tripper.

9. O saathi re (Muqaddar ka sikandar, 1978). Ils étaient forts, pour les arrangements à l’époque ! Quand je vous disais que c’était mieux avant…

10. Hamein tumse pyar kitna (Kudrat, 1981). « J’ignore combien je t’aime, mais je sais que je ne puis vivre sans toi ».

11. Hum bane tum bane (Ek duje ke liye, 1981). Vasu est tamoul, et il aime Sapna, une hindoue du nord. Ils sont voisins, mais d’origines fort disparates, et arrivent à peine à communiquer entre eux (« I don’t know what you say » !). Mais le langage de l’amour est universel. Bien entendu leurs parents se détestent, et n’admettent pas l’idée d’une telle union. Qui parie qu’à la fin les amoureux désespérés se suicident ?

12. Jab hum jawan honge (Betaab, 1983). Sunny est un jeune gars pauvre mais plein de vie. Roma vient d’une famille riche et puissante. Ils s’aiment depuis la plus tendre enfance, mais le père de la fille n’admet pas l’idée d’une telle union, et leur met des bâtons dans les roues. Mince, j’ai déjà entendu ça quelque part…

13. Dekha ek khawab (Silsila, 1981). Parce qu’on aime ces douceureux duos d’amants secrets, qui tout à leur bonheur ne se doutent pas des tragédies qui les attendent.

14. Tujse naraz nahin zindagi (Masoom, 1983). Parce qu’on aime aussi les ballades tristement sirupeuses que chantent avec langueur les épouses délaissées…

15. Kabhi kabhi mere dil me (Kabhi kabhi, 1976). Amitabh est un jeune étudiant dont la poésie commence à être reconnue. À l’université il rencontre Pooja. Ils tombent amoureux et décident de se marier. Mais leur projet est contrarié par les parents de la jeune fille qui lui ont choisi un autre mari. Ils acceptent ce choix à regret : Pooja épouse Vijay, jeune architecte dynamique et talentueux tandis qu’Amitabh renonce à la poésie, prend la succession de son père à la tête de l’entreprise familiale et se marie avec une autre. Une leçon de renoncement. So tragic. Ma mère a beaucoup pleuré sur ce film.

16. Dafli wale (Sargam,1979). Cette voix aiguë, ces tambours, ces violons… Vous la sentez qui monte là, l’indigestion…?

17. Jimmy (M.I.A., Kala, 2007). Allez, un petit bonus pour faire passer tout ça ! Une reprise de « Jimmy aaja » par la talentueuse M.I.A., qui a tout digéré (elle !), qui a tout compris, qui a tout transcendé.

Et pour ceux qui ont l’estomac solide, tous les clips de ces chansons sont visibles sur YouTube (il suffit d’entrer les titres en mots-clés). Et ça vaut le détour !
Quant à moi, je vais me resservir une tournée de biryani…!

 

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