Pastèque pips by Miss Lansky Août17

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Pastèque pips by Miss Lansky

Pastèque pips ou ce qui vous attend dans le désordre:
plusieurs filles très sensuelles, un cerf, du patin, des homonymes, un film un peu spécial, Babylone, des couteaux dans le dos, de l’asthme, des couleurs en cascade, un billet vert, de l’encre pas forcement verte, Dada, des reprises ignorées, de l’hypnose et un micro-ondes.

Un dimanche il n’y pas si longtemps il pleuvait sur Guénange (remerciez tomdacat pour ce détail précieux, s’il n’avait pas parlé du Luxembourg j’aurais supposé qu’une cité dortoir à 40 bornes du grand duché devait rester dans l’ombre mais là… je me dis que s’il a pris l’autoroute il a peut être vu le panneau de ma ville et ca change tout non?), il pleuvait donc, pas le petit crachin furtif qui finirait par mourir effacé par 2,3 rayons, non non les bons gros seaux comme dans les films, ambiance moby dick a l’assaut du capitaine. Conditions idéales pour se lancer dans une sélection compilfight. Alors music to watch rain drop by ? Ou morceaux pour changer de décor ?

steve spacek et jay dilla – dollar
Au début on reste prudemment au carrefour Spacek et son Dilla dollar c’est pas franchement coquillages et crustacées, Dilla nous a quittés et le billet vert vaut plus grand chose; circulate circulate circulate late late, ya rien a voir ?

Sie feat. Mega – invisible ink
Déjà pas l’encre de Mega, la brave fille la préfère invisible, d’ailleurs son patron est tout a fait raccord niveau discrétion… Qui a déjà entendu parler de Sie Medway Smith? Pourtant les fans du désormais défunt Pussyfootrecords vous diraient qu’Howie B avait signé la un sacré faiseur de pépites proto disco; groovy ce track donc mais pas encore de quoi sentir le soleil dites vous? ah ah attendez un peu la suite vous allez prier pour un peu d’ombre foi de cottonhigh.

skip jackson & the natural experience – microwave boogie
Mais qu’est ce qu’ils disent ? C’est pas possible c pas micro ondes!! Mais si les gars, le boogie du petit four rapide. Grace soit rendue a Kon & Amir, pour une fois les deux beatdiggers nous offrent une compil avec les titres et les morceaux en entier, tellement bon que ça brûle! Pour un peu on sortirait sur la terrasse se rafraîchir

the talking heads – i zimbra
Il faisait pas bien chaud non plus a Londres au printemps dernier en sortant du British Museum, l’autre British n’est pas trop belle de dehors mais c’est The Library et c’est chauffé ! A l’intérieur ça s’arrange niveau esthétique et en plus ya une expo tout de suite en rentrant a gauche; Breaking the rules: dada, 3 heures de futurism et cubism et au milieu la preuve que les talking heads pillent des poètes dadaistes pour pas transpirer sur leurs paroles. Mais attention les gars sont respectueux: en tout petit sur la pochette on lit bien all songs written by David byrne except « i zimbra » written by D.Byrne/B.Eno/H.Ball. Hugo Ball n’est resté que 2 ans estampillé Dada pourtant en plus d’avoir pondu leur Manifeste il leur avait aussi monté le nightclub ou tout a commencé: Cabaret Voltaire, ça aussi on lui a piqué…

the staple singers – slippery people
Je vous jure je ne le savais pas! je trouvais que ça allait bien derrière i zimbra ce morceau bourré d effets lasers, cette bonne Mavis maintient bien la cadence pensais-je ; et pour cause! 3 clics google plus tard la véritable paternité des « slippery people » est révélée: Byrne et Eno encore eux! Heureusement même les fans absolus des têtes parlantes qualifient fort élogieusement cette reprise qui pour cottonhigh n’en était pas une…

dj spinna – rock
un peu de turntablism habile en apothéose de 3 bonnes chaufferettes, normalement les couleurs ont dû un peu vous monter aux joues mine de rien, je propose une éclipse de l’asphalt jungle, vers… la jungle tout court…

ananda project – cascades of colour
C’est apaisant non ce fond d’oiseaux ? Quoi, ca fait cd relaxation made in nature & découverte ? Et le mantra que chante la fille aussi? mais ça cherche le fight ma parole! M’en fous toute facon suis pas la seule a tripper sur ces cascades, Ben watt (mais si vous connaissez, le gars d’everything but the girl) l’avait mis sur sa compil back to mine et pan!

Chelonis r. jones – deer in the headlights
Ya t il des cerfs dans la jungle? Si le cerf est d’espèce chelonis et la jungle d’ananda, rien d’improbable dans cette échappée. Nous voici en territoire minimal, amis listeners qui détestez l’épure répétitive a l’allemande faites vous plaisir, il nous fallait un titre pour la controverse, je prendrai note de toutes les insultes mais cet animal des bois pris dans les phares vaudra tjrs a mes yeux le lapin de thom yorke sur la même route dangereuse du psyence fiction d’unkle. J’ai parfois besoin de chelonis le matin dans le train qui mène a mon gagne pain pour passer en mode astro le petit robot. Quelques mots sur mr jones: l’être hybride a l’humilité légendaire (album: dislocated genius) est aussi peintre et auteur du sympathique mangeur de pastèque ci dessus. Si un pépin de cet compil devait vous rester entre les dents ce serait ce cerf minimal j’imagine…

Grace Jones – private life
la reine Grace! Mr et mrs jones ont la même hybridité noire mais en sens inverse et madame est tout de même plus chaude. Il y a deux mois au Grand Rex, tellement de morceaux énormes à son répertoire que private life avait été évincé, a mon grand regret; le voici donc dans toute sa langueur jamaicaine. Encore des droits d’auteur a révéler, chrissie hynde et ses pretenders sont les créateurs de cette vie privée mais écoutez les musicos de Grace, ils se la sont appropriée a 100%. Je serais curieuse de savoir si vous pouvez aussi la passer en boucle sans vous lasser, après ca la pluie m’est totalement indifférente…

the mighty quark – Cork Stockholm Paris
Mark O’Sullivan est Irlandais mais dans sa patrie il était tout le tps malade, un jour qu’il rendait visite à des amis en Suède il sentit que son asthme lui foutait la paix en terre Scandinave et comprit que la force serait avec lui au prix d’un déménagement. Depuis il « dub » paisiblement dans son pays d’adoption et se dit que Paris le découvrira peut être bientôt pour de bon…

ricardo marrero & the group – babalonia
après s’être aussi bien installés en rondeurs duveteuses, il fallait se remettre en jambe. En 1999 Soul Jazz Records n’en était qu’a ses balbutiements mais la compil NU YORICA avait déjà frappé un grand coup. Difficile d’opter pour un morceau préféré alors pourquoi pas ces claviers babyloniens de ricardo, et puis les cuivres sont pas mal non plus dans un style un peu Zarathoustra façon Deodato.

minnie riperton – young willing and able
On est en train de glisser lentement mais surement vers une chaleur comment dire plus…féminine? J’ai un peu honte de l’avouer mais avant la BO de Jackie Brown la seule Minnie que je connaissais avait de grandes oreilles noires et des chaussures a talons. Tout cela a changé après « inside my love » et tous ces morceaux ou miss riperton évoque des scènes torrides d’une voix naîve en pulvérisant les octaves mais pas les rêves de ces messieurs!

dusty springfield – spooky
La blonde a beau etre Dusty elle sent toujours pas la naphtaline, ne diriez vous pas qu’il y a même un peu de brune Astrud dans cette roucoulade susurrée d’un air faussement monocorde?; Dois je aussi avouer que j’identifiai Spooky pour la première fois sur la Bo d’ arnaque crimes et Botanique?

shift – roller rink funk
Boys, je vous sens songeurs après cette ballade aux cheveux clairs, c’est le moment de faire passer ces qqes gouttes qui perlent sur vos front pour le résultat d’un effort physique intense: d’innombrables tours de rollers sur une piste a ciel ouvert. Fut un temps ou les jeunes ricains se défoulaient comme ca, c’était beau, c’était sain. En plus pas mal de grands djs ont parait il débuté en rythmant la cadence infernale des patineurs.

the o’jays – backstabbers
Les o’jays étaient ils paranos? Surement pas mais les traitres feront tjrs un bon thème de soul urbaine, surtout qd la température commence a monter et que les tenues se font plus légères…en substance et derrière les arrangements de cordes assez solennels de Leon Huff (pour une fois sans Kenny Gamble) le trio vous aura prévenus: parmi vos potes c ‘est sur y en a un qui vous piquera votre nana, ou votre boulot mais plutôt la nana j’ai l’impression…

bernard « pretty » purdie – lialeh
Sauf bien sur si votre copine c’est Lialeh… car Lialeh comment dire… elle est un peu a tout le monde… Bernard est un grand batteur funk et son nom revient souvent quand on épluche les pochettes de nos pépites noires préférées mais Bernard n’a peut être pas toujours été que pretty au milieu, quand on l’a recruté pour composer la BO de Lialeh par exemple, un « dirty » in the middle aurait été fort a propos. Amis sagaces je ne tournerai pas autour du pot plus longtemps, Lialeh est un film a l’intrigue assez mince car c’est le premier porno noir et il parait pas soft du tout… Mais rassurez vous nos amis fureteurs de Light in the attic se sont contentés de rééditer les 7 compositions du sieur Purdie et je ne résiste pas au plaisir de vous nommer le premier morceau de la face B: « all pink on the inside », voila qui va en laisser certains songeurs.

hypnotic brass band – sankofa
Je crois que ce dimanche la, malgré mes 75 minutes de danses rituelles, a la fin de lialeh il pleuvait toujours et en plus il fallait nous séparer, alors j’ai pensé à cette marche de cuivres assez mélancolique; découverts sur une sélection de Tony Allen les new yorkais hypnotiques sont soit frères soit cousins et liés de façon plus ou moins direct a Philip Cohran, fidele compagnon de Sun Ra et à ne pas manquer avec sa propre formation the Artistic Heritage Ensemble. Je suis prête a parier que les héritiers tiendront la torche très longtemps et très haute.

PS: j’ai peut être un peu trop fait tourner pastèque pips depuis, il n’a pas plu depuis qqs jours… et, certains parlent de canicule.

 

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