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COMPILASEB 16 > Soul & Funk Music à tous les étages – Part II

1. Baby Huey & The Babysitters – Mighty Mighty Children
2. The Highlighters Band – The Funky 16 Corners
3. David Hamilton – Cracklin’ Bread
4. Ruby Andrews – You Made A Believer (Out Of Me)
5. Lee Dorsey – Get Out Of My Life Woman
6. The Ikettes – I’m Blue (The Gong Gong Song)
7. Mayer Hawthorn – Maybe So, Maybe No
8. The Exciters – Blowin’ Up My Mind
9. Jim Ingram – Drumbeat
10. Leroy Huston – The Ghetto ’74
11. Foster Sylvers – Misdemeanor
12. Patrice Rushen – Haw-Right Now
13. Breakestra – Dark Clouds Rain Soul
14. Young Holt Unlimited – Light My Fire
15. Dionne Warwick – Walk On By
16. Irma Thomas – It’s Raining
17. Ketty Lester – Love Letters

Baby Huey & The Babysitters – Mighty Mighty Children

Allez, pour lancer la machine et entamer ce deuxième volet consacré à la Soul et au Funk, on attaque avec ce court morceau de Baby Huey. Convenons qu’il s’agit d’un bon point de départ. L’ambiance est bouillonnante, l’assemblée chauffée à blanc et les riffs à la hauteur de l’enjeu…mettre la présente compile sur orbite.

The Highlighters Band – The Funky 16 Corners

En voilà un qui s’enchaîne pas mal. N’hésitez pas à pousser un peu le volume, ce titre le mérite bien. Un modèle du genre, l’étalon à l’aune duquel devraient être mesurés tous les titres Funk. Il n’est pas le seul, on est bien d’accord.

David Hamilton – Cracklin’ Bread

David Hamilton ne chante pas mais sa guitare nous en dit bien plus. Elle nous parle du plaisir de déambuler pénard dans les rues de Detroit par une fin d’après-midi ensoleillée. Elle nous fait sentir la pulsation de la ville qui vit alors son âge d’or musical avec les succès remportés par les labels locaux dont Motown. Nous sommes en 67 et le feu couve. Dans quelques semaines, les quartiers noirs de la ville s’embraseront.

Ruby Andrews – You Made A Believer (Out Of Me)

Ceux qui ont prêté l’oreille à l’album « Renaissance » de Q-Tip sorti voilà quelques mois ont certainement déjà entendu ce morceau. Kamaal The Abstract s’y adonne en effet à un sampling en règle de Ruby Andrews.

Lee Dorsey – Get Out Of My Life Woman

A travers la Soul Music, ce sont tous les états du jeu amoureux dont il est question. Je brûle d’amour, elle en aime un autre, elle m’a quitté, c’en est fini, j’en meurs de douleur,… Quant à Lee Dorsey, sa décision est prise. Il en a fini de cette femme. L’homme veut du champ, veut de l’air et le martèle. Get Out Of My Life ! Le tout sur un beat qui doit avoir été samplé un million de fois au bas mot.

The Ikettes – I’m Blue (The Gong Gong Song)

La grande classe pour un chanteur des 60’s était d’avoir un groupe de nymphettes esquissant des chorégraphies improbables et assurant les chœurs à ses côtés (côté droit le plus souvent). Ray Charles avait ses Realettes, Claude François ses Clodettes et Ike et Tina Turner leurs Ikettes (Tina aurait bien voulu les baptiser Tinettes mais Ike n’était pas du genre conciliant). Ces choristes se révélant souvent d’excellentes chanteuses firent parfois de courtes carrières parallèles. Ce fut entre autre le cas des Ikettes.

Mayer Hawthorn – Maybe So, Maybe No

Quand vous naissez à Détroit, deux options s’offrent à vous. Soit vous construisez des voitures (plus trop ces temps-ci), soit vous faîtes de la musique et en particulier de la Soul music. Mayer Hawthorne a opté pour la Soul, la qualité de son premier disque démontre qu’il a vu juste.

The Exciters – Blowin’ Up My Mind

A n’en pas douter, un titre qui a dû faire trembler les murs et vibrer les parquets du Blackpool Mecca et des autres clubs de l’Angleterre en pleine vague Northern Soul.

Jim Ingram – Drumbeat

L’histoire du « Drumbeat », de la forêt africaine aux rues de Brooklyn résumée pour vous en 6 minutes 52 secondes. Un cours magistral donné par Jim Ingram paru sur le label Stax en 1974. It began in Africa.

Leroy Huston – The Ghetto ’74

Certains n’aiment pas les instrumentaux. Ca les déstabilise. Un morceau de musique, on doit y chanter quelque chose, y raconter une histoire, y faire passer un message. Il doit y avoir un début, un milieu et une fin. Une intro, des refrains clairement identifiables qu’on peut entonner et une chute. Qu’on nous foute des balises, qu’on s’y retrouve bordel ! Et bien moi, ce sont les instrumentaux qui me font kiffer. Alors je vous en balance un petit qui me plaît bien de Leroy Huston.

Foster Sylvers – Misdemeanor

La famille Sylvers devait rivaliser avec l’autre grande famille de la Soul music, les Jackson 5. Foster, quant à lui, devait s’imposer comme le rival de Michael. La concurrence fut de courte durée mais le benjamin de la famille nous laisse néanmoins quelques bons titres tel ce Misdemeanor.

Patrice Rushen – Haw-Right Now

C’est en revoyant récemment un épisode de Starsky & Hutch que j’ai compris d’où me venait cet amour immodéré pour les breaks assassins et les basses ronflantes. N’était-ce pas chez Huggy qu’on entendait les meilleurs sons ? On sous-estime vraiment la portée éducative des séries de notre enfance.

Breakestra – Dark Clouds Rain Soul

Sur la côte Ouest, les Dap-Kings se nomment Breakestra et n’ont vraiment rien à envier à la clique de Brooklyn. Ahhhh cette rivalité East-West.

Young Holt Unlimited – Light My Fire

Je m’aperçois que c’est déjà la troisième version de Light My Fire que je vous sers via les Compilaseb (Wilson Spanky et José Feliciano). Light My Fire serait-il à la Soul ce que Summertime est au Jazz, un standard, une figure imposée. El Dee Young et Red Holt sont respectivement le bassiste et le batteur du Ramsey Lewis trio. Les gars font la gueule à l’ancien boss et tracent leur voie.

Dionne Warwick – Walk On By

La voix et le feeling de Dionne, les écrins mélodiques de Burt (Bacharach). Une rencontre bénie des dieux et à l’arrivée une flopé de chansons irremplaçables.

Irma Thomas – It’s Raining et Ketty Lester – Love Letters

Allez, on succombe au spleen automnal et on boucle avec deux bluesettes des plus délicates et raffinées.

 

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