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Une compile de transition

On fait les malins. On s’évertue à descendre les demis en terrasse alors qu’en fait on se pèle la meule sans oser se l’avouer. S’il est certain que l’hiver est derrière nous, étrangement, le printemps n’a pas vraiment débuté.

C’est de cette twilight zone météorologique, de cet entre-deux, nuageux et inqualifiable, que je vous écris.

La météo, c’est inépuisable comme sujet et c’est même, avec le niveau atrocement élevé des charges sociales et patronales, le sujet préféré de conversation des coiffeurs.

Mais là, avouez que ça s’impose. Franchement y’a de quoi être inquiet.

Acceptez donc ce bouquet hétéroclite de morceaux aux pedigrees climatologiques incertains, et c’est promis, la prochaine fois, je me creuse un peu plus sur la thématique.

Fourtet – Turtle up

Ce type est un génie. Son dernier album est une merveille. Et ce petit machin, sans vraiment de début ni de fin, mais avec une envolée imparable et rectiligne à mi-parcours, je ne sais pas vous, mais moi je trouve ça presque trop court.

Animal collective – summertime clothes

On débouche ensuite sur la grandiloquence légendaire d’animal collective. Ces gaziers en font sans doute des tonnes mais ça reste une référence. Très summertime, même si au niveau des celsius, et très objectivement, on est encore loin du compte.

Project:Komakino – syndrome

Hommage appuyé à la référence sans doute unique de ce groupe, ces anglais digèrent à toute vitesse l’héritage Ian Curtis. Du coup, on ne peut pas s’empêcher de se refaire l’intégrale de Joy division, en commençant par le titre Komakino. Et là, il a beau faire beau, on accuse le coup.

Massive attack – Babel

Est ce que massive attack a encore quelque chose à dire ? Pas si sûr que ça. Vous là, convaincus ou pas ?

Aphex twin – Beetles

La fraise tagada du jour, c’est Aphex twin qui la sert. Y’avait plus de dragibus.

Sophie Hunger – le vent nous portera

Sophie qui ? Noir quoi ? En tout cas c’est beau. Saisissant de fragilité. Et tellement fragile qu’il va sûrement vous falloir monter le volume pour écouter ce morceau, la faute à un fichier MP3 qui n’a pas dû supporter la pluie.

Microfilm – The bay of future passed

Sorte de mogwai poitevin, microfilm vient de sortir son troisième disque. Intro irrésistible, mais ce morceau qui fait 7 minutes, se perd rapidement dans ses virages mal contrôlés. Du coup, on ne garde que l’intro. Ça vous va comme ça ?

Version intégrale à retrouver sur : www.myspace.com/microfilmband

Lungfish – Love will ruin your mind

Un ovni de l’écurie dischord, droit dans ses bottes, distillant depuis 20 ans des pépites minimales. Grand groupe. Grosse barbe. Grosse claque.

Gang Of Four – Damaged good

« Your kiss so sweet/Your sweat so sour

Sometimes I’m thinking that I love you

But I know it’s only lust »

Ça sent la brique et la sueur. Le tabac froid et la lager éventée aussi. Ils sont forts ces rosbeefs.

Eisbar – Grauzone

Et les teutons ? Pas en reste, avec un des titres favoris des gars d’optimo. C’est sec comme un coup de trique, ça sent bon les années 80. Bon, je vous l’accorde, il y’a juste un problème de saxo qui plante la fin du morceau. C’est finalement dur d’être parfait sur 4 minutes.

Nick cave et Warren Ellis – The rider#3

BO stratosphérique d’un western australien écrasé par le soleil (the proposition), the rider n’est qu’une facette d’un opus inouï autant qu’étrange. Pas chien, Nick Cave a aussi pondu le scénar du film.

Pantha du Prince – The splendour.

Un patronyme étrange derrière lequel on trouve Hendrick Weber, artisan et partisan (allitération en artisan) d’une électro house distinguée et subtile. Hendrick Weber, le service marketing de la maison de disque a refusé, mais du coup, Prince s’est fendu d’un démenti sur la rumeur l’ayant désigné comme l’heureux propriétaire d’un panda.

Trunks – Quiet Cat

LAETTTTIIIIITTTTTIIIAAAAAAAA !!!!!!

Do Make Say Think – classic noodlanding

Ces types font susurrer leurs instruments comme personne. Pas un son plus haut que l’autre. Pas un musicien qui bouffe l’autre. Un vrai groupe.

Gablé – Debut

Révélation de l’année, Gablé déroute sur disque et détonne sur scène. Si ça passe par chez vous, n’hésitez pas une seule seconde.

Amanda Blank – something bigger, something better

Si j’ai bien suivi (cf. l’excellente compile de JSB) Amanda Blank, elle est complètement wigga. C’est fiévreux et sexy à souhait. On se croirait le 15 août.

Fourtet – Love Cry

Fourtet, fourtet…Déjà entendu ça quelque part…

 

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