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COMPILASEB 18 > From Soul to Jazz

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Chope moi

1.   Big Mama Thornton – They Call Me Big Mama
2.   Bobby Bland – Honey Child
3.   Mel Tormé – Comin’ Home Baby
4.   Pat Bowie – Get Out Of Town
5.   Oscar Brown Jr – Work Song
6.   Lou Bond – To The Establishment
7.   Shuggie Otis – Invention Information
8.   The Lyman Woodward Organization – Cheeba Part 1 & 2
9.   All People – Cramp Your Style
10. Nathan Davis – African Boogie
11. Grover Washington Jr. – Knucklehead
12. The Cannonball Adderley Quintet – Mercy Mercy Mercy
13. Michael White – The Blessing Song
14. Ahmad Jamal – I Love Music
15. Rahsaan Roland Kirk – The Black & Crazy Blues
16. Albert Ayler – Summertime
17. Jackie Mclean – Soul

Big Mama Thornton – They Call Me Big Mama
Règle coordonnée n° 26 – toujours débuter une compile avec un musicien au tempérament fort. Impossible d’y couper. Et côté tempérament, croyez-moi Big Mama n’est pas la dernière, elle en a maté plus d’un par KO.

Bobby Bland – Honey Child
Quelle voix, quel placement,…quelle classe ! C’est une honte que ce Bobby Blue Bland n’ait pas rencontré davantage de succès. Sa grande proximité avec Ray Charles n’a pas du aider, c’est un fait. Les places étaient comptées sur la planète Gospel-Soul des sixties.

Mel Tormé – Comin’ Home Baby
Vous prenez un classique de Quincy Jones, vous mettez l’acrobate Mel Tormé aux commandes et vous confiez les derniers réglages à Claus Ogerman, vous obtenez le titre rêvé pour boire des cocktails avec rondelles d’orange et olives. Je ne vous fais l’affront de vous rappeler que les verres doivent être coniques.

Pat Bowie – Get Out Of Town
Une diction féline, un détachement renversant de charme. Moi, Pat, je l’aime.

Oscar Brown Jr – Work Song
Oscar accompagnera lui aussi parfaitement vos apéros et soirées glamours.

Lou Bond – To The Establishment
Ces dernières semaines, le net s’est fait à juste titre l’écho d’une réédition de poids. La sortie chez Light in the Attic d’un album Stax oublié de tous ou presque. Le seul et unique album du chanteur Soul-Folk Lou Bond. C’est soyeux, doux au palais et magnifiquement orchestré. Une nouvelle galette à glisser entre Bill Withers et Terry Callier. Avis aux amateurs du genre.

Shuggie Otis – Invention Information
Il y a des albums qui agissent sur le corps et l’esprit comme des sources vivifiantes. Vous y goûté et voilà que la magie opère instantanément, vous voilà dépendant, à jamais sous influence. On a tous une liste secrète plus ou moins longue d’albums qui font partie de nous, qui nous accompagnent au jour le jour. « Invention Information » est de ceux-là.

The Lyman Woodward Organization – Cheeba Part 1 & 2
Voici un morceau tiré d’un album devenu culte de l’organiste Lyman Woodward, « Saturday Night Special ». Un disque bourré de pépites instrumentales Jazz-Funk que n’aurait pas renié un Lalo Schifrin, période Dirty Harry. Du tout bon matos, quoi.

All People – Cramp Your Style
Règle n°72 nouvelle nomenclature – « une compile titrée From Soul to Jazz comportera au moins une tuerie Funk ». C’est carré et ne laisse pas place à interprétation. La voici donc cette tuerie Funk à moins que le morceau suivant ne remplisse, lui aussi, cette obligation contractuelle.

Nathan Davis – African Boogie
Que dire sinon pousser un soupir de contentement d’avoir pu mettre la main sur cet album       fiévreux de Nathan Davis, saxophoniste américain établi à Paris durant les années 60.       Jetez vous sur l’album « If » réédité récemment par Universal Sound. C’est de la bombe bébé, c’est de la bombe !

Grover Washington Jr – Knucklehead

Quelle est la ligne de basse la plus percutante de ces cinquante dernières années ? Ce n’est pas le choix qui manque. Un copain suggérait récemment « Good Time » de Chic. Pour ma part, au panthéon de la ligne de basse, je rajoute Knucklehead. Et vous ?

The Cannonball Adderley Quintet – Mercy Mercy Mercy
Bon, après tout ce remue-ménage, ce titre fera office d’aire de repos, de respiration. C’est low tempo, duveteux (vous sentez les poils longs), on s’y sent comme dans des charentaises. De son Autriche natale, Joe Zawinul n’a pas emporté que des schnitzel, il a également embarqué quelques accords funky à souhait.

Michael White – The Blessing Song
Que celui qui a prétendu que le violon n’était pas un instrument fait pour le Jazz se dénonce et s’ouvre les veines sur le champs. On ne peut laisser tout dire sur le net.

Ahmad Jamal – I Love Music

Toulouse, rue Temponières, 29 août 2010 – J’aire dans les rues qui longent la Garonne. Au hasard de mes pérégrinations dans cette ville que je découvre, je finis le front collé à la vitrine attrayante d’un disquaire de quartier. Un lieu bien fourni et agréable tenu par un amoureux qui consacre sa vie à découvrir et à faire découvrir mais qui, crise du disque oblige, a sans doute du mal à joindre les deux bouts. Tenez bon les gars ! C’est en parcourant les rayonnages les yeux brillants que je suis tombé sur ce disque fabuleux. Le regard magnétique du pianiste n’y est sans doute pas étranger. Voilà pour la petite histoire. « I Love Music », à savourer aux petites heures de la nuit.

Rahsaan Roland Kirk – The Black & Crazy Blues
Quand j’entends ce titre, je pense à mon enterrement (pardonnez-moi, ce doit être la chute des feuilles). Je me dis que ce sera certes triste mais furieusement beau accompagné de Roland Kirk. Alors je souris et je prends mon temps, tout mon temps.

Albert Ayler – Summertime
Vingt-trois mille versions existeraient du standard « Summertime ». Les musiciens sont décidément des gens obstinés. Et bien, je ne suis pas loin de penser que je tiens ici la plus belle.

Jackie Mclean – Soul

On boucle cette virée dans un loft en compagnie d’un Jackie Mclean résolument free. Le saxophoniste new yorkais a convié quelques amis orientés New Thing et la poéte Barbara Simmons pour nous parler « Soul ». Nullement question ici de Soul Music mais bien d’âme. La nuit risque d’être longue.

Illustration de la compilation : collage de Louis Armstrong

 

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