LA SUEUR DU CUL ou j’ai la trique à Pornic Nov28

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LA SUEUR DU CUL ou j’ai la trique à Pornic

 

Chope moi

Une compilation pornographique de effixe ; mise en musique par Girls from Kawaii, J-Why, The Wiggas, Sebfrombrussels et effixe

Do Me 2:51 Jean Knight
Jungle Fever 4:21 Chakachas
El Disco Anal 6:14 Los Amigos Invisibles
Love detective 4:00 Arab strap
sex beat 4:06 Two Lone Swordmen
Young Lust 3:31 Pink Floyd
Why Don’t We Do It In The Road? 1:42 The Beatles
Baby Bitch 3:04 Ween
L’homme invisible 3:04 André Popp
scena d’amore 5:55 ennio morricone
Starfuck 5:05 Schneider TM
my game of loving 4:13 the white noise
Pomme 3:31 Sebastien Tellier
Fuck Me 7:42 Yann Tiersen
Il Porno Star 5:14 Shellac
Metal Fingers In My Body 5:13 Add N To (X)
Love In C Minor 16:20 Cerrone

Ben oui, le cul, la sueur, les caresses qui accrochent et les plis du ventre qui tirent. Des sensations qu’on n’est pas censé aimer et qui pourtant, pour une fois, parce que la personne qui vous y soumet est un peu plus qu’une simple personne, justement, vous transportent en une félicité que seule la luxure permet : moite, puante et incroyablement sensuelle.

Elle ne me lèche pas comme un petit chaton se lècherait la papatte ou comme un mec le ferait le premier soir. Non, c’est violent, ultra-pénétrant et quasi douloureux. Elle m’écarte les lèvres et les maintient bien ouvertes pour y foutre son nez et son menton et sa langue qui s’enfonce et s’enfonce et puis aussi s’enfonce, m’obligeant à lui enserrer la tête de mes mains pour au début la contrôler, lui signifier « attention », la guider un peu et puis en fait, petit à petit, j’oublie ma peur de la douleur et appuie des deux mains pour qu’elle s’enfonce encore plus et se perde en moi comme je viens à l’instant de me perdre.

Alors c’est ça, le sexe ?

Je jouis une, deux, trois fois. Elle est en train d’aspirer la sueur sous mes bras quand je jouis une quatrième fois. Cette fille est l’extase. Mes seins commencent à me faire mal, je reprends peu à peu conscience du lieu, la cuisine du foyer malien de Montreuil. Mon Dieu, est-ce que quelqu’un nous a vues ? Non, il n’y a personne, mais de toute façon, la honte qui m’a submergée un instant est déjà repartie. Qu’est-ce que ça peut foutre si on nous a vues ? Nous ne faisions rien de mal. C’était même plutôt le contraire. Voire l’opposé. L’inverse, l’anti…

Comme moi, elle aussi se ressaisit, se relève, remet droit son tablier. Et en silence, nous commençons à préparer le repas du midi, comme nous le faisons tous les jours depuis presque un an.

Il est temps d’assaisonner le mafé.

***
Moite.
Moite, moite et remoite.
Je sue plus à l’arrière de cette voiture que le jour de l’opération de mon hernie inguinale, alors que l’anesthésiste alcoolique avait depuis longtemps rendu l’âme et que le chirurgien avait lancé cette phrase qui me suivra à jamais jusqu’en enfer : « bon, ben j’ai plus le temps d’attendre, moi, j’ai golf dans une heure ».
Pourtant c’est beaucoup plus agréable. La fille brésilienne me suce comme si sa vie en dépendait. Je précise la « fille » plus pour me rassurer qu’autre chose, le bar était sombre et je crois lui avoir remarqué une pomme d’Adam qui ne trompe généralement pas. Mais c’est trop bon. Alors un instant j’oublie ma complète hétérosexualité et profite du va et vient comme un enfant au manège. Je jouis dans sa bouche et la façon dont elle crache le foutre me confirme le peu de féminité de la pute.
Il est temps de rentrer et d’assumer la honte.

***
La boîte de nuit est bien ridicule, type série d’AB Productions, avec suffisamment de néons vulgaires et de petits parasols dans les verres pour savoir que la fin du monde est pour bientôt. Mais on s’en fout complet, on vient pas là pour ça. Les chiottes sont l’un des plus grands baisodromes de l’île, la plupart des clients ne voit même pas la piste de danses. Je veux dire, putain, ils ont même mis un bar dedans !
Alors on fonce et rapidement je me fais entreprendre par une petite meuf qui supplie pour que je l’encule. Sérieusement, je n’en rajoute pas (c’est pas mon genre) qui SUPPLIE pour que je l’encule ! Cet endroit est dingue. El Disco anal. Je me transforme en une sorte de Travolta hardcore, en moins scientologue, en plus lubrique. Je ne peux m’empêcher de prendre le rythme de la musique qui nous parvient, c’est d’un pervers, mais j’assume. El disco anal…. Un jour, je repenserai à cet instant et déciderai, sans doute, de prendre ma vie en main. El disco… Anal…

***
Un bout de verre se plante dans ma paume m’obligeant à ouvrir un œil, distrait. Où suis-je ? Des halètements m’entourent, des petits râles de contentement ou de besognage. J’ai l’impression d’être encerclé par un groupe fourni de gens et pourtant c’est assez silencieux. Comme en retenue. Mes yeux s’habituent à l’obscurité et un cul m’assaille. Il va et vient au dessus de ma tête comme s’il avait quelque chose à me demander mais qu’il n’osait pas. Je me relève doucement sur un coude et commence à distinguer la partouze alentour. Comment j’en suis arrivé là ? Je ne reconnais personne et les rares regards qui croisent le mien s’esquivent aussitôt, comme si ma seule vue allait les faire débander. C’est la dernière fois que je prends de la mescaline sans manger. Promis.

***
C’est bizarrement au moment où le type me met un doigt dans le cul que je sais être amoureuse d’Audrey. Audrey et ses longs cheveux noirs et doux comme la mort. Audrey et sa moue boudeuse d’adolescente jamais contente. Audrey et sa façon incroyablement provocante de vous regarder droit dans les yeux comme pour vous violer l’âme. Audrey et son corps de…Y’a pas de mots.

Ouais.

Audrey et sa fâcheuse propension à ne sortir qu’avec des mecs. Des mecs très cons en plus…

Je soupire un peu bruyamment et le type y voit je ne sais pas quoi, mais en profite pour me mettre un deuxième doigt. Si je n’agis pas tout de suite, il va finir par me fister et ça, aucun mec n’a le droit. Alors gentiment je me désengage du connard et me retourne tout sourire et, léchant mes lèvres de façon grotesque, je lui murmure « je la veux dans ma bouche », puis petit rire avec baissage des yeux genre timide, mais pute, et le mec est aux anges. J’ai plus qu’à le finir peinard à la branlette avec tapotage contre la langue et…. Et…. ET ! …

Voiiii-là. Putain. Pas rapide, le client…

Il se barre presque honteux de me lâcher ses trente rosses sur la table de nuit. Je rêve ! Il croit quoi, le keum ? Que ça va gâcher mon plaisir ? Que je le suce pour la beauté de son bec de lièvre ? Les gens sont incroyables…

***
C’est comme la colique sauf que c’est de l’amour. Je me vide complètement sur elle et son regard me dit « recommence ». Alors je flippe. Je m’écarte brutalement et la réalité de la chambre m’explose à la gueule dans toute la splendeur de sa médiocrité. L’éternel ventilateur floufloute paresseusement au-dessus de nous et le néon, forcément, grésille. Elle se lève sur ses coudes et dit d’une bouche qui s’ouvre un temps puis se ferme doucement tout de notre relation. C’est-à-dire rien. Si au début cela pouvait ressembler à une bonne histoire de cul, c’est franchement devenu un grotesque gonzo avec tout le sperme en éjac faciale que ça implique. Il est temps que je me barre. Je suis devenu en deux jours ce que je ne veux pas ou plus être.

Un connard.

Mais un connard amoureux. Le drap tombe et elle est déjà dans ce qui s’appellerait « salle de bain » dans n’importe quel autre hôtel. J’allumerais bien une clope, mais je ne fume pas. A la place je me ramène le prépuce sur le gland et un reste de sperme me coule sur le doigt. Je goûte le liquide et c’est vachement salé. Alors je me lève à mon tour et demande, comme si je n’avais pensé à rien depuis cinq minutes, « qu’est-ce que tu veux faire ? ». Elle s’asperge le visage puis s’essuie avec mon t-shirt GAP, mais ne me répond pas.

Je mets mon slip en me demandant si c’est fini entre nous. En me demandant ce qui serait fini ? En me demandant si quelque chose a jamais commencé ? En me demandant si je dois remettre mon t-shirt GAP maintenant qu’il est tout pourri à la jute ?

Alors elle dit ce qui va doucement, mais sûrement, m’amener à une mort certaine et douloureuse :

« C’est pas vraiment un hasard si on s’est rencontré »….

***
Des bites, j’en ai quand même vu un paquet, mais rien ne me préparait à la bite de Taïro. C’était un peu comme ces limousines dans les vieux Tex Avery, interminables. C’est marrant, on aurait pu imaginer qu’il en soit fier, qu’il te la balance sous le nez avec un sourire satisfait genre « t’as vu ma grosse bite, elle est grosse, ma grosse bite, hein ! », mais non, pas du tout. Il en était même un peu gêné, genre « désolé, mais je vais devoir mettre ce tuyau d’arrosage dans ta chatte et le bouger d’avant en arrière pour pomper tout le sperme qui stagne dans la cuve à 18 mètres de là ». Bref, un timide.
Si au début j’ai eu un peu peur, rapidement j’ai su que malgré les légendes, malgré les paroles rassurantes dites au bord du lit au petit matin, malgré la raison et malgré le féminisme, plus c’est gros et plus c’est bon.

***
Les jumelles habillées en cheerleaders sont arrivées pile à l’heure. Si l’une était agressive, presque vulgaire, sa sœur était toute timide, comme si c’était sa première fois. Elle m’a tout de suite plu. Alors que la première sortait ma bite et commençait à la lécher à la façon d’un chaton assoiffé, la seconde restait à l’écart, comme gênée. Elle se déshabillait doucement, sans quitter mes yeux du regard. Alors qu’elle me montrait son cul, comme une invite au massage, ma femme est arrivée et j’ai éteint mon portable.

***
La première vedette avec qui j’ai couché était Christophe Crenel, le sympathique animateur de « plus vite que la musique » de 1995 à 1999 sur M6. Il a été l’acmé de ma période starfucking, qui n’a fait que dégringoler dans l’absurde depuis lui. Le pire ayant été sans doute l’un des deux comparses des pub pour la Matmut, qui m’a avoué après m’avoir enculée dans les chiottes de la Java, à Belleville, que sans doute il était gay.