Tags

Related Posts

Share This

COMPILASEB 19 > Uma Noite No Zum Zum

« La Bossa Nova est la rencontre de la Samba brésilienne et du Jazz moderne … C’est une distillation de la Samba … une musique de chambre populaire. » Antonio Carlos Jobim
Bossa Nova peut signifier « nouvelle vague ». Une personne qui « avait la bossa » était quelqu’un qui swinguait, qui était dans le coup. L’éclosion de la Bossa Nova coïncide avec l’arrivée à la Présidence du Brésil de Juscelino Kubitschek en 1956. Durant cinq années, un vent d’optimisme, de liberté et de modernité souffle sur le pays.

1. Tenorio Jr – Fim De Semana Em Eldorado
2. Wanda De Sa – Samba De Verao
3. Elisete Cardoso – As Praias Desertas
4. Rio Tres – Valley Samba
5. Edu Lobo & Maria Bethania – Pra Dizer Adeus
6. Quarteto Em CY – Vim Da Bahia
7. Luiz Bonfa – Batucada
8. Elis Regina & Antonio Carlos Jobim – Agua de Marcos
9. Joao Gilberto – Chega de Saudade
10. Tamba Trio – Desafinado
11. Antonio Carlos Jobim – Surfboard
12. Vinicius de Moraes & Baden Powell – Canto De Ossanha
13. Nara Leao – Quem Te Viu, Quem Te Ve
14. Zimbo Trio – Zimbo Samba
15. Sergio Mendes Trio – Maria Moita
16. Baden Powell – Consoloçao
17. Roberto Menescal & Agostinho Dos Santos – A Felicidades

1. Tenorio Jr – Fim De Semana Em Eldorado
Avec qui entamer une compilation consacrée à la Bossa Nova ? Carlos Jobim, Joao Gilberto, Baden Powell,… ? La réponse étant loin d’être simple, j’opte pour une Samba-Jazz du légendaire mais peu connu Tenorio Jr.

2. Wanda De Sa – Samba De Verao
Les yeux fermés ou presque, les pieds dans le sable, le bruit des vagues qui vont et viennent, la chaleur du soleil sur le visage,… so cliché et pourtant.

3. Elisete Cardoso – As Praias Desertas
Plage ici encore, mais déserte et désolée… L’album dont est tiré ce titre Canção do Amor Demais paru en 1958 est un peu le chaînon manquant entre la Samba-Cançao des années 40 dont Elisete était l’une des figures de proue et l’émergence quelques mois plus tard de la Bossa Nova. Sur des titres composés par Jobim et Vinicius de Moraes, accompagnée par un jeune guitariste réservé du nom de Joao Gilberto, la chanteuse tente de rompre avec les vieux procédés.

4. Rio Tres – Valley Samba
Dans les années 60, les trios piano-basse-batterie tel Rio Tres sont nombreux au Brésil, en particulier à Sao Paulo. Conduites par des pianistes surdoués (Luiz Carlos Vinhas, Luiz Eça, Amilton Godoy, Sergio Mendes,…), ces petites formations incorporent à la Samba locale le Jazz arrivé une décennie plus tôt dans les clubs de Copacabana.

5. Edu Lobo & Maria Bethania – Pra Dizer Adeus
On a beau vivre au soleil dans la plus belle baie du monde, entre mornes et océan, l’existence n’en est pas moins douloureuse.

6. Quarteto Em CY – Vim Da Bahia
Définitivement, le Chœur de la Bossa Nova. Quatre sœurs aux voix de sirènes venues de Bahia qui accompagnèrent toute la scène bossa et menèrent parallèlement une prolifique carrière solo.

7. Luiz Bonfa – Batucada
Batida, je vois fort bien… mais Batucada…c’est quoi au juste ? Née à Rio, la Batucada est un sous genre de la Samba exécuté à l’aide de percussions traditionnelles. Le nom de Luiz Bonfa est indissociable de la musique du film Orfeu Negro qu’il composa pour partie. A n’en pas douter, l’un des maitres guitare de la Bossa Nova.

8. Elis Regina & Antonio Carlos Jobim – Agua de Marcos
Le morceau qui me révéla la Bossa Nova un doux matin de juin… indélibile.

9. Joao Gilberto – Chega de Saudade
Nous sommes en juillet 1958 et Joao Gilberto, jeune guitariste timide et obsessionnel, enregistre un album considéré comme l’acte de naissance de la Bossa Nova, Chega de Saudade.

10. Tamba Trio – Desafinado
Instrumentistes chevronnés, vocalistes intrépides, le Tamba Trio, essentiellement connu aujourd’hui pour sa version du titre Mas Que Nada (pub Nike avec la Seleçao), donna des interprétations ébouriffantes de la plupart des standards bossa.

11. Antonio Carlos Jobim – Surfboard
Certainement pas le thème le plus connu du génial Jobim mais assurément l’un des plus beaux.

12. Vinicius de Moraes et Baden Powell – Canto De Ossanha
Pas de Bossa Nova sans Vinicius et Baden. Impossible de faire l’impasse sur ces deux poètes, sur le tandem qu’ils formèrent et la complicité qui les unit tout au long de leur existence. Saravah !

13. Nara Leao – Quem Te Viu, Quem Te Ve
L’histoire de la Bossa Nova est une histoire de bande, bande de jeunes musiciens, bande de poètes obsessionnels de leur art. C’est chez Nara Leao, considérée comme la muse du mouvement, ou plutôt chez ses parents, sur le front de mer de Copacabana que cette bande (Gilberto, Jobim, Moraes, Baden Powell, Menescal, Boscoli, Castro Neves) donna naissance à un nouveau son qui prendra quelques mois plus tard le nom de Bossa Nova.

14. Zimbo Trio – Zimbo Samba
Ca pétille, ça sautille, ça pétarade pour s’achever en bouquet final explosif.

15. Sergio Mendes Trio – Maria Moita
Avant d’émigrer aux Etats-Unis en 1964 pour former les groupes Brasil ’65 et ’66, Sergio Mendes officie lui aussi à la tête d’un trio. Epaulé par plusieurs pointures du Jazz nord-américain tels Phil Woods et Art Farmer, ce trio livre en 1967 un excellent opus intitulé Bossa Nova York. Ce disque comme d’autres albums essentiels de la Bossa Nova parait sur le label Elenco, reconnaissable entre tous par le graphisme inimitable de ses pochettes.

16. Baden Powell – Consoloçao
La guitare est indiscutablement l’instrument qui symbolise le mieux la Bossa Nova, guitare de Joao Gilberto, guitare de Baden Powell et de bien d’autres encore. La batida de violào, balancement syncopé (combinaison rythmique entre la régularité de la basse et l’irrégularité des accords), est l’essence même de la Bossa Nova. Economie et Fragilité.

17. Roberto Menescal (guitar) & Agostinho Dos Santos (chant) – A Felicidades
Le Zum Zum vient de fermer ses portes et c’est en douceur que nous redescendons sur terre. La ville encore assoupie baigne dans la lumière rosée du petit matin tandis que nous remontons l’avenida Atlântica. La journée promet d’être belle.

+ Bonus (Pierre Barouh – Samba Saravah)

Pour approfondir :
le blog de Philippe Bourdin http://www.myspace.com/philippebourdin/blog/537172515
Jean-Paul Delfino, Brasil Bossa Nova, Edisud, 1988.
François-Xavier Freland, Olivier Mirguet, Saravà, Rencontre avec la Bossa Nova, Naïve, 2005.

 

Chope moi