« La palme d’or à Mike Judge pour Idiocracy » Mai23

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« La palme d’or à Mike Judge pour Idiocracy »

par DJ Guest

1. Klimek – Abyss of anxiety (unfolding the magic) « Dimension cosmique. Le film se fond dans le grand dessein du maître et ses ellipses vertigineuses. Selon un tournoiement à couper le souffle, il semble pouvoir restituer toutes les dimensions de la vie et défier l’espace-temps ; enregistrer la fugacité des choses et des sentiments à même la chair des personnages. Le titre n’évoque pas pour rien Darwin, dont l’arbre de vie fut le symbole de sa théorie de l’évolution » (merci Louis Guichard de Télérama). Tu l’as deviné, Idiocracy tombe pile poile dans l’actualité et fournit un prétexte impeccable à la compilfight de cette semaine, et l’ambient de Klimek est juste là pour décorer – le disque qu’il consacre à sa passion pour le cinéma vaut mieux, pourtant.

2. Idiocracy – Introduction …“As the 21st century began, human evolution was at a turning point. Natural selection, the process by which the strongest, the smartest, the fastest produced in greater numbers than the rest. A process which had once favored the noblest traits of man, now began to favor different traits. Most science fiction of the day predicted a future that was more civilized and more intelligent. But as time went on, things seemed to be heading in the opposite direction. A dumbing down. How did this happen? Evolution does not necessarily reward intelligence. With no natural predators to thin the herd it began to reward those who reproduced the most and left the intelligent to become an endangered species.” Compilfight récompense un film post-darwinien débile et génial, qui pose les vraies questions de la quinzaine sur le futur, l’humanité, la politique et comment on fait quand le président est un ancien catcheur. Que faut-il sauver, pourquoi et j’en passe ? Pour les besoins, le morceau bonus qu’on a vaguement le droit de mettre en n°17 est placé en n°2. Il s’agit de la véritable intro du flim, à voir ici pour être sérieux : http://www.youtube.com/watch?v=PSROlfR7WTo

3. Deltron 3030 – 3030 Comme le cahier des charges c’est de parler musique et pas cinéma, je me suis réfugié dans un vieux truc débuté vers 12 ans ( ?) : faire des bandes-originales imaginaires de film, genre important qui précède les mix K7 pour les filles (et continue bien après), bien bien avant les compilfight pour des internautes anonymes. En avant donc pour cette BOF consacrée à Idiocracy. Deltron 3030 joue bien le côté épique sci-fi du début je trouve, en aussi scotchant.

4. Cannibal ox – Iron galaxy Je n’ai toujours pas trouvé de rap plus à mon goût que celui-ci. Le flow de Vast Aire ! Les sons glauques !

5. DJ Elmoe – Whea yo ghost at, whea yo dead man Il y en a toute une floppée de comme ça sur la compilation Bangs and Works vol. 1 « A Chicago footwork compilation ».

6. Antipop consortium – Ping pong Il manque un grand film sur le ping-pong, un des rares sujets qu’Idiocracy n’aborde pas. Si je me trompe, les commentaires sont là pour corriger ça (mais le clip Kelly watch the stars de Air ne compte pas).

7. Kanye West – Dark fantasy Fantasy à la hauteur du film susnommé : on frôle le grand n’importe quoi, mais pour répondre au dernier opus de JSB (cacedédi), oui j’ai déjà ressenti des frissons en écoutant ce morceau.

8. The KLF – 3AM eternal « Stadium House » pour aller crescendo, rendons à the KLF d’avoir réuni les ingrédients d’Idiocracy bien avant sa sortie en 2006 : sons d’armes, délire et hystérie collectifs… tout ça à la mode techno-dance 1988-89. Si vous n’aimiez pas la dance, plongez-vous dans la démarche des deux bonhommes du Kopyright Liberation Front en dévorant leur ouvrage modestement intitulé The Manual : How to have a number one the easy way. (http://www.amazon.fr/Manual-How-Have-Number-Easy/dp/1899858652) Au dos, ils promettaient de vous rembourser le bouquin si après quelques efforts vous ne parveniez pas à vous hisser au sommet des charts anglais. Si le sujet retient votre attention, voyez comment ils sont allés encore beaucoup plus loin et ont brûlé l’essentiel de l’argent amassé dans le docu « K Foundation Burn a Million Quid » . C’est l’inverse de Banksy, en somme. Totalement idiocratique. Ou pas.

9. Get Happy ! – Tycoon To$h & Terminator Troops Issu de la super compile Major Force que Mo’Wax consacrait au hip hop nippon des années 1988-1991, où l’on découvre que tout le monde piochait à droite à gauche, mais rien de neuf dirait KLF. Quand même pour Massive Attack ça m’avait fait un choc à l’époque.

10. DJ Food – Dark lady Le seul morceau qui se retrouve dans toutes mes BO imaginaires, et sur la plupart des mixes de DJ Krush, Coldcut etc.

11. The Orb – Little fluffy clouds Autre classique du tournant des années 1990, un chouette morceau ambient pour chiller, faire un barbeuc’.

12. Emeralds – Double helix On dirait un peu un morceau de Tortoise, en le réécoutant. Sur l’album sorti l’année dernière.

13. Fever Ray – When I grow up
14. 808 State – Pacific State
15. Mit – Rauch (Luke Abbott Remix)
On s’éloigne un peu d’Idiocracy, mais la fin du film n’est plus très claire, faudrait le revoir. Série de morceaux entre ambient, techno et house, ce dernier figure sur la DJ-Kicks de James Holden, qui ne propose que des mixes remarquables. Ça sent un peu la fin du monde.

16. Jane – It’s a fine day Trouvé en faisant cette compilfight! Spéciale dédicace à Ashveen (chaque fois une bonne raison) pour m’avoir indiqué le site de reverse engeniering du sampling, le bien nommé WhoSampled. C’est aussi efficace que son nom l’indique, et si vous écoutez sur votre lieu de travail, vous êtes seul-e responsable de perdre votre journée. Bref, c’est cette version originale d’Its a fine day, hyper jolie et souvent reprise, qui est habilement samplée dans le morceau suivant.

17. Orbital – Halcyon On and On Encore de la techno anglaise, pour finir ce voyage imaginaire qui nous aura conduit aux portes d’un film pas comme les autres sans essayer de trop en dire, ou sans y parvenir. Classique parmi les classiques, comme Idiocracy. Bonne semaine !