Les petits hommes verts Mai02

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Les petits hommes verts

Depuis la nuit des temps, les petits hommes verts sont parmi nous. Vous en connaissez sûrement sans le savoir.
Il en est certains dont le génie a pris d’étranges formes. Quintessence de la création artistique, l’œuvre musicale est pour certains petits hommes verts ce que les sunlights des tropiques sont à Gilbert Montagnier : quelque chose de magique, qu’ils ne verront jamais. D’autres ont pourtant été de grands créateurs, et leur génie dépasse de loin le talent du commun des mortels.

Aussi, quand on m’a supplié de publier sur compilfight, j’ai d’abord pensé à publier des remix des Musclés ou des bootlegs Joe Dassin / Justice…
J’ai finalement opté pour les artistes – souvent autoproduits – qui m’ont le plus marqué, et dont on peut vraisemblablement supputer, de par leur révolution sonore, la désinvolture de leurs compositions ou encore la finesse de leurs arrangements, qu’ils sont, en cachette, de petits hommes verts.

Ayant moi-même mixé sur différentes planètes, avant de revenir à bord du vaisseau spatial F.R.D, je vous ai concocté un petit mélange de punk, de soul, de hip-hop, et bien d’autres choses.

http://www.facebook.com/fAtwAn.deeJ
http://lafrd.tumblr.com/
Illustration: Nell.Y

TRACKLIST

Milton Hamilton – We Have All the Time In the World
1976 – Pour commencer, cette bombe nucléaire d’un disco improbable et inclassable, surchargée de charleys,  s’adresse à ceux qui ne sacrifient pas la mélodie au disco beat. Compo qui tue, voix pénétrante, montée de cuivres qui vous achève en fin de track, tout y est.

Sly & The Family Stone – Just Like a Baby
1971 – 2e titre de « There’s a Riot Goin’ On », album soul ovniscient qui a changé la Musique. Sly And The Family Stone, c’est le début de l’Histoire Moderne. Un groupe multiethnique mené par un génie autodidacte ; l’idole de James Brown…

Richard Hell & The Voidoids – Liars Beware
1977 – Richard Hell a mené l’un des plus importants groupes des débuts du punk. Ses musiciens rejoindront Lou Reed ou en encore les Ramones. Précurseur d’une nouvelle ère, ce gros branleur vous offre un morceau de trois minutes qui passe en quelques secondes. L’Essence du punk.

Tindersticks – Milky Teeth
1993 – Bon ça c’est plus dur, en même temps c’était ça ou Nick Cave. Mais c’est bon, c’est beau, ça vient d’ailleurs. C’est Tindersticks.

The Penelopes & Morpheus – Stuck In Lalaland
2008 – Un des groupes les plus étonnants de la scène électronique française. Après quelques sorties chez Gigolo, c’est sous Citizen Records qu’ils signent leur premier album riche et surprenant.
« Stuck In Lalaland », extrait de Price Concrete Echoes, est à Blue Monday ce que à La Terre Promise fût à Moïse.

David Bowie – Lady Stardust
1972 – Bowie, c’est un changement de planète à chaque album. Un mutant qui a commencé en… 67, jamais totalement novateur, mais toujours enclin à reprendre son époque et la refaire à sa sauce. Lady Stardust, c’est l’un des personnages les plus importants de sa création. Avec les Spiders From Mars, David Bowie reconnait implicitement qu’il n’est pas né sur terre.

War – Galaxy
1977 À l’époque, les bassistes ils rigolaient pas trop: Galaxy est un morceau simple et efficace; l’enregistrement live et l’authenticité des sons de ce morceau galactique en font un monument de la funk seventies. Plutôt un truc de vieux kiffeurs, ou plutôt de kiffeurs vieux, petite pépite des fans de l’ancienne génération.

Slum Village – Untitled/Fantastic
2000 – Il fallait au moins un hommage à Jay-D dans cette compil. « Untitled » (si si c’est bien le nom du morceau…) est mon préféré sur ce deuxième album de Slum Village. Le talent de Jay-D, c’est la pureté des caisses claires, et ses boucles venues d’ailleurs, qui ont changé la face du hip hop. Sa discographie est aussi riche que volumineuse : chaque morceau crée une ambiance à part: cette prod est juste lunaire, et le flow de SV, c’est juste la guerre des étoiles.

Quasimoto – Come On Feet
2000 – Quasimoto, le personnage imaginaire de Madlib; c’est celui qui l’oblige à passer les bandes au ralenti, rapper dessus, et les remettre à vitesse normale pour sortir un morceau. Bon, si ça, ça vient pas de l’espace…. Pour ceux qui ne le connaissent pas, le clip de « Come On Feet » est la huitième merveille du monde.

Jimmy James & The Vagabonds – You Don’t Stand a Chance (If You Can’t Dance)
Jimmy James est jamaïcain. Jimmy James a commencé avec le ska. Jimmy James a joué en Hongrie pendant le Communisme, Jimmy James a enregistré beaucoup de morceaux sans intérêt. Mais Jimmy James  a aussi été dans l’espace, sinon il n’aurait pas pu sortir ce « You Don’t Stand a Chance ».

Curtis Mayfield – We The People Who Are Darker Than Blue
1970 – Deuxième bombe soul de cette compilation. Black power à fond. Curtis Mayfield, un des monuments du genre. Un univers musical à part, une voix qui a marqué sa décennie. Un album mythique (Curtis).

Kenna – Say Goodbye To Love
2007 – A la croisée de plusieurs galaxies sonores, Say Goodbye to Love est une bombe surrythmée, surmélodique, jonction du punk, de la funk, de la pop et d’encore plein d’autres trucs. Petite merveille.

Willie Hutch – Brother’s Gonna Work It Out (From « The Mack »)
1973 – Encore un ACI. Figure emblématique du black power, lui aussi. L’intro et la suite de ce morceau, bombe atomique de la soul post-mayfield, ont été samplées par les Chemical Brothers, au début de leur mix…. »The Brothers’ Gonna Wok It Out »…. Oui, celui que vous aviez en cassette y a 8 ans, bref… Willy Hutch: là aussi, le goût des instruments crée une nouvelle dimension spatio-temporelle du futur. Mais dans les années 70.

Jeymes Samuel – When It Rains (Restless Soul Peaktime Vocal)
2000 – Bon celui-là je l’ai pas mis juste parque je le kiffe ; c’est aussi un petit clin d’œil aux compilfighters qui aiment bien clasher sur ceux qui piquent à Nova; je me prête au jeu, c’est vrai que je connaissais pas avant la sortie de la compil, et d’ailleurs qui a d’autres sons de ce mec là? Bonne écoute, et merci mamie.

Roy Ayers – Brand New Feeling
C’est simple: Roy Ayers, c’est papa. Mais en petit homme vert. Venu d’une autre galaxie, il a gravé la funk et la soul (notamment) de son empreinte interstellaire. La voix de Brand New Feeling (que vous devez impérativement écouter au casque) est portée par Sylvia Striplin. Toute la compo est magique. Si vous voulez partir dans l’espace (ou dans le futur), il est également recommandé d’utiliser le truc marron ou vert que vous cachez dans la petite boite sous la table du salon.

Hocus Pocus – 73 Touches
2005 – On finit avec les nantais Hocus Pocus. No comment: le texte est suffisamment explicite, c’est pour les kiffeurs.

 

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