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Les havraises qui lisent sont dangereuses

Un beau jour, Chamayouhou et LeWigga ont pris le train pour aller faire danser des écrivains au Havre. Parce que ça change un peu de faire danser les filles à Paris. Un récit en 17 titres et 18 photos.


Donc on était invités dans un festival littéraire qui s’appelle « Le goût des autres ». Attention c’était pas bidon, y avait plein de vrais écrivains connus, même des qu’on a lus leurs livres : Patrick Chamoiseau, Jean Rolin, Robert McLiam Wilson, Martin Winkler, et aussi le dernier prix Goncourt. Alors respect.
Du coup la commande, c’était de faire un playlist « le goût des autres », avec de la musique pas française de souche. Autant dire qu’on était plutôt contents, et on vous en a mis une petite sélection dans le mix.


Et c’était au Havre. Ce qui rend Chamayouhou très heureux, mais un peu mélancolique. Ca lui fait ça la mer à Chamayouhou, un peu de mélancolie au fond de lui. Du coup il se la pète un peu Morrissey à Manchester, on se refait pas.


Alors on a vu des écrivains sur scène qui parlaient. Bon, comment dire, souvent les bons écrivains ils ont tout dit, en mieux, dans leur livre. Du coup on est allés boire des bières et du rhum.


Euh, y avait un peu des filles aussi.


Et on avait une jolie mixette.


Et on a foutu le feu. En toute modestie.


Comme on était contents, après on est allés en boîte. On s’est retrouvé, comme c’était prévisible, dans un endroit laid, murs blanc et lumière violette, euro-dance à fond, plein de gens d’à peine 20 ans débordant d’hormones, sur-moulés dans des t-shirts moches mais ostensiblement siglés Armani ou D&G. Heureusement on avait emmené Victor avec nous. Victor il sait s’amuser avec les jeunes, il a le truc pour communiquer avec eux à travers leur rideau d’hormones. Après plusieurs mauvaises vodka tonic, 0 bagarres démarrées, une dizaine de bagarres évitées, juste avant de se faire jeter, on est partis comme des princes. Et on a fait des photos floues dans la rue.


Alors notre hôtel c’était un vrai hôtel classe pour les artistes. On a fait les super crevards du petit déjeuner buffet. Et on a plaint très fort Victor, qui partageait notre mal de crâne, mais qui devait faire le poli avec les écrivains invités à la table d’à côté. Et comment dire, Martin Winckler, quand il parle, ben il s’arrête pas, quelque soit le degré d’ostentation avec lequel tu décides de ne pas écouter. Poor Victor.
Sinon, la mer, plus un port, plus une gueule de bois, ça rend le Chamayouhou encore plus mélancolique.


Alors que le Wigga, du fait d’une constitution physique hors norme, respire santé et joie de vivre.



Mélancolique, limite poseur hein.

Au Havre il y a tout les ingrédients pour soigner idéalement une gueule de bois. Et même une petit touche culture-architecture à la fin.

 

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