Matt Eleven – The Beatles Oct28

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Matt Eleven – The Beatles

Chères compilfighteuses, chers compilfighteurs

c’est avec une grande joie teintée d’une immense pression que je reviens parmi vous avec ce que j’appellerais un hommage collatéral, une compil pleine de vent et de garçons mais avec des filles aussi et un peu de pommes vertes. Alors attention, petit compil quizz, je ne vous dis pas tout de suite à qui cette compil rend hommage et vous devrez le deviner. Le plus rapide gagne la discographie complète de ce groupe de légende à l’envers et une tronçonneuse en kit. Un ou deux indices seront discrètement disséminés dans mon texte. A vous de jouer chers compilfighteurs(teuses).
Mais pourquoi me direz vous, pourquoi cet hommage à ce groupe anglais?

C’est fastoche. Nous sommes en 2007 et B for Bang sort son incroyable album hommage aux rockers liverpuldiens (un indice, un!): Across the universe of languages. Je voulais mettre un ou deux morceaux de ce disque de dingue et puis de fil en aiguille, j’ai finalement décidé d’articuler complètement cette compil autour de ce disque si génial, encore trouvable à condition de bien chercher au fond de certains bacs.

B for Bang, c’est très simple, vous prenez un guitariste de conservatoire post-keupon néo-proto-grunge (mon contact : l’ancien coloc’ du cousin d’un copain…), vous le faites tomber amoureux d’une pianiste classique toujours en plein jet-lag entre New-York, Rome et Tokyo, vous les faites habiter dans de grands appartements et ensuite, vous invitez les potes du cousin du coloc’ de ma belle-sœur et vous laissez tout ça faire de la musique ensemble et c’est sensass’. Histoire de rigoler, vous mettez une touche de Patti Smith (une copine) et un zeste de Daniel Day Lewis (parce qu’il passait par là avec un texte) et l’affaire est dans le sac. Leur site nous annonce un nouvel album en préparation. J’ai grand hâte.
Si B for Bang écoute cette compil et que je dis des conneries, n’hésitez pas à intervenir.

Bonne écoute.
Tonton Matt – bas débit – Nawak.

B for Bang : Helter skelter
Attention, écouter cette chanson sur les mains peut donner le tournis.

The free design : Eleanor rigby

Groupe de N.Y qui enregistre des disques entre 67 et 73 (sept albums au compteur quand même…). Chris, Bruce, Sandy et Ellen Dedrick sont frères et sœurs et chantent dans un style plein de mélodiques harmonies. Ils ont presque tous des moustaches et/ou les cheveux longs.

Nancy Sinatra : Run for your life.

La super méga classe de la meuf. Attention, écouter attentivement ce morceau en regardant des images de Nancy Sinatra sur internet, peut vous filer une érection.

B for Bang : Being for the benefit of Mr Kite.
La grande réussite de cet album tient (aussi) au choix des morceaux repris du groupe mystère. Déjà ce morceau écrit par John L. un jour qu’il manquait cruellement d’idées et que Paul Macca commençait à lui mettre sérieusement la pression dans le genre « de toute façon, depuis que tu fréquentes cette conne d’artiste, c’est moi l’âme de ce groupe. Franchement, cet album (Sgt Pepper), je l’écris tout seul, si ça continue, je vire ton nom de la pochette ! ». Enervé, John avait vu une vieille affiche de foire, avait recopié à peu près tous les mots de l’affiche dans le désordre et avait fait ce morceau et le morceau avait beaucoup plu à Ringo S. : validé donc. La reprise de B for Bang est à la hauteur de l’original. Du coup, on dirait presque du Zappa.

Desmond Dekker : Come together.

Desmond Dekker est un roi du reggae, steady, rude boy, ska. Un type énorme qui a plus fait pour le reggae que le grand Bob (contrairement à ce que tous les dread à chiens européens peuvent penser) et qui a surtout sorti un album intitulé Black and Dekker. Ou la réunion au sommet du combat de la négritude et de l’humour potache.

Caetano Veloso : For no one.

Attention : trop écouter ce morceau peut figer un sourire béat sur votre face pour des siècles et des siècles. J’ai un copain brun qui a beaucoup écouté Caetano et qui a désormais les dents pleines de mouches quand il roule en mob (ou en Vélib’ pour nos amis de la capitale) (un indice, il fait des compils, met des disques aux 9B et parfois, le soir tard, en voiture, baisse sa vitre et crie « CUISSES » avec un accent méditerranéen. Ca va bien toi ?).

B for Bang : Lucy in the sky with diamonds.
C’est encore bien. C’est beau. C’est barré. Achetez cet album. Sérieux. Je ne prends pas de commission.

Jake Shimabukuro : While my guitar gently weeps
.
La bombe internet de 2005. Un petit gars à lunettes tient une minuscule guitare dans ses mains et joue plein de notes en même temps. Toutes le filles veulent désormais jouer du ukulele. Et puis subitement Israel Kamakawiwo’ole joue Somewhere over the rainbow, devient numéro 1 des charts mondiaux et le ukulele retourne au sombre oubli dont il n’aurait jamais dû sortir. Et pourtant,  Israel Kamakawiwo’ole est un Dieu, ou une réincarnation, ou un surfeur ou un truc comme ça, j’ai rien compris…

Baba Yaga : Back in the USSR.

Une de mes préf. des 4B (qui?). Baba yaga c’est un groupe de musique klezmer et ils envoient du bois je trouve. Attention, écoutez ce morceau sous la douche peut donner envie de se mettre le pommeau devant la bouche et de chanter en même temps.

The Beatles : Run for your life.
Les Beatles, petit groupe de Liverpool qui a longtemps joué dans une caverne rouge, très inspiré par les grands groupes pop (Oasis, Television, Blur). Parue sur Rubber soul, un de mes albums préf,  Run for your life a le grand mérite de ne pas figurer sur le jeu Beatles de la wii et je ne l’ai donc jamais massacré. Attention, trop écouter cette chanson peut vous donner envie de courir pour votre vie et de vous habiller comme Nancy Sinatra. Et franchement, courir pour votre vie habillé comme Nancy Sinatra avec une érection, ça frôle la faute de goût.

David Peel : With a little help for my friends.

David Peel est une espèce de hippie rigolo qui a enregistré quelques disques en Amérique et qui a rencontré John (comme en témoigne le début du morceau). C’est un peu débile, moins bien que Joe Cocker, mais celle de Joe Cocker, franchement on la connait tous par cœur et puis en plus, trop écouter Joe Cocker peut donner envie de se tordre les doigts et de boire de l’alcool. Alors bon, s’il vous plaît.

Otis Redding : Day tripper

Otis Redding. Chanteur afro-américain assis sur les docks de la baie mort un peu jeune dans un con d’accident. Heureusement, il n’était pas tout seul. Il avait ses musiciens avec lui. Imaginez le bordel là-haut. Attention, écouter cette chanson trop longtemps peut provoquer une rupture des ligaments croisés du cou.

B for Bang : I want you (she’s so heavy)
Franchement, c’est super non ?

Type O Negative : Day tripper

Un jour des potes sont allés à un concert de Type O’ et ils ont perdu une Doc’, un verre de lunettes et leurs sandwiches, mais ils sont presque surs d’avoir vu, à un moment, le chanteur manger un poussin. En écoutant une phrase sur deux de cette chanson, vous aurez envie de laisser en paix les raéliens qui après tout, ne nous ont jamais rien fait de mal.

Noir Désir : I want you (She’s so heavy)

Première période pour le Noir Déz’, juste avant l’opération de la gorge de Tranber et la suite. Toute la suite. Et fin. En tout cas, en écoutant ce morceau, on comprend un peu mieux le boulot des chirurgiens qui l’ont opéré de la gorge : il devait y avoir un bordel là-dedans.

The Beatles : One after 909.

Encore eux. Deux morceaux du même artiste, ça commence à plus trop ressembler à une compil ce truc. Toutefois, j’aime bien ce morceau. Ecrit en 57, enregistré une première fois en 63, il n’apparaitra que sur Let it be en 70. Ce n’est pas la chanson qui fait le bon chemin mais le chemin qui fait la bonne chanson. Un peu comme du bon vin en quelque sorte.

Monty Alexander : Here comes the sun.
Attention, trop écouter ce morceau peut vous faire aimer la musique.

Bonus plaisir – B for Bang (encore) : Come together.
Parce que c’est peut-être ma vraiment préf, et qu’on ne la reconnaît presque pas dans cette version tordue.

Attention, écouter trop souvent cette compil peut vous donner envie d’acheter les disques de Beatles.

 

Chope moi

 

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